Obourg a une origine latine "Albus Burgus" (Bourg Blanc); à l'époque romaine, il constituait une forteresse avancée en bordure de la forêt charbonnière, destinée à protéger l'empire romain de l'invasion des barbares.
César conquiert nos régions de 57 à 50 av. J.-C. et les annexe à l'empire.
Après la pacification du pays, quelques petites cités se créent (Tongres, Tournai, Arlon).
Les grandes villes les plus proches sont Cologne et Trèves.
Nous connaissons la Belgique romaine essentiellement par les documents archéologiques. Il n'y a pas de documents écrits
propres à nos régions, sauf quelques inscriptions.
Les documents les plus intéressants sont les monuments funéraires sculptés et les objets
provenant des grandes villas. Ils nous font découvrir le mode de vie des gallo-romains aisé.
La vie des paysans pauvres, sans doute les plus nombreux, nous reste en grande partie inconnue.
La paisible localité, ressemblant sans doute à tous les villages du Hainaut au moyen âge.
Au fond du nouveau canal du centre au lieu dit les" Wartons" découverte, d’un campement de chasseurs de mammouths, ainsi que d'objets en silex et en os datant de 20.000 ans au moins avant J.-C., et appartenant à une culture de l'âge de la pierre appelée le Périgordien.

Le beau silex noir d'Obourg. Ce matériau remarquable, tant par sa couleur que par ses qualités de taille devait attirer dès le paléolithique final et surtout à l'épipaléolithique (entre 12 et - 8.000 avant J-C) une population relativement dense qui a laissé d'innombrables témoins de son passage sur la butte sableuse, et pourtant bien drainée, du bois de St-Macaire.

Découverte du "mineur d'Obourg".

Surpris et quasi moulé, l'outil encore à la main
(aux mains devrions nous dire car c'est un pic en bois de cerf à manche bifurqué), que fut
découvert en 1891 par E. de Munck dans la crayère de M. Denuit, l'infortuné "Mineur d'Obourg" homme de petite taille (1,55 m) conservé à l'Institut Royale des Sciences Naturelles de Belgique.

1072 - le village fut cruellement éprouvé lors de la bataille des mortes haies qui ensanglanta les plaines de Brocqueroie et que se livrèrent les troupes de Robert-1er-le -Frison, comte de Flandre et celle de Richilde de Hainaut.

C'est à la suite de cette bataille que Richilde de Hainaut et son fils Baudouin II fondèrent en 1081, l'abbaye de Saint-Denis.

Obourg fut donné à l'abbaye de Saint-Denis en 1084, lorsque la comtesse Richilde de Hainaut dépouilla de leurs prélandes,
les chanoines de l'église Saint-Pierre à Mons au profit de Saint-Denis.
Les abbés de Saint-Denis étaient seigneurs d'Obourg et exerçaient les droits de haute, moyenne et basse justices.
(affaires importantes comme le meurtre, le vol par effraction, l'incendie volontaire et le viol) et divers droits de contrainte,
comme les banalités (utilisation obligatoire, moyennant redevance, des installations du seigneur, comme le four, le pressoir, le moulin).
Un vieillard de la commune (1757) nous a montré, sur la place publique, une pierre quadrangulaire, vestige de l'ancien pilori, et
nous a dit que, dans sa jeunesse, il y avait vu exposer une femme. Au moyen-âge, le seigneur-abbé prélevait une taxe sur les
moutures. Jacques de Nivele, 23e abbé, fit reconstruire, en 1395, le moulin banal où les habitants de Saint-Denis et d'Obourg
étaient tenus de faire moudre leurs grains. Dans la suite ce moulin changea de destination et finalement il n'existait plus
au xvne siècle. Les abbés percevaient aussi les dîmes, grosses et petites, ainsi qu'une partie des offrandes pieuses. Ils jouissaient, en un mot, de tous les droits seigneuriaux reconnus par l'ancienne législation coutumière du Hainaut, mais ils étaient exclus du droit de morte-
main, qui resta l'apanage du souverain. Le monastère de Saint-Denis possédait, à Obourg, des biens considérables, parmi lesquels nous voyons figurer trois héritages importants.
Le premier, la ferme de Warton, avec ses belles avenues, témoigne encore de l'opulence de ses anciens propriétaires.
Cette ferme existait avant le xive siècle et fut dotée, en 1348, d'un parc de bêtes à laine. L'abbé Jean Dorimont la fit restaurer,
en I5l4. Sous Joseph II, elle comprenait, sans les jardins, les bâtiments et les étables, 66 bonniers de prairie 5. Warton
appartient aujourd'hui à M. Roussille, qui l'hérita de son oncle, M. Augustin Honorez. Quant aux (erres de la Planche, à Warton,
qui dépendaient du bois de Mons, avant qu'il ne fût incendié, en 1631, elles faisaient partie du domaine des comtes de Hai-
naut et renfermaient environ 40 bonniers. En 1625, elles furent données en gage à la ville de Mons, pour un prêt de 9,600 livres
que celle-ci avait fait au gouvernement du roi Philippe IV. Le second était la cense appelée vulgairement Cour des Dames,
qui fut construite, en 1348, sur la limite du village de Saint-Denis et dans un site des plus agréables. Les chroniqueurs rapportent
que cette villa, qui se transforma plus tard en ferme, fut bâtie pour servir de refuge aux plus jeunes des chanoinesses de
Ste-Waudru, lorsqu'elles se rendaient, une fois l'an, en ce lieu, dans le but de se confesser à l'abbé de Saint-Denis, leur directeur de
conscience *. La Cour des Dames fut incendiée le 9 mai 1617. Le troisième, la cense du Tordoir, ne contenait pas moins
de huit bonniers de prairie et de soixante-six bonniers de terres labourables.
Deux maisons de culture conservent encore aujourd'hui les dénominations de Tordoir et de Cour des Dames.
Sous le règne de Baudouin V de Constantinople, en 1198, l'abbaye de Saint-Denis s'enrichit d'une partie considérable de la forêt d'Obourg et d'acquisitions en acquisitions, ce monastère finit par posséder 300 bonniers de bois dans lesquels les habitants avaient droit de passage.
En 1295, Obourg jouissait de franchise communale et avait un maïeur et des échevins.
Les habitants étaient aussi en possessions de plusieurs privilèges. Pour n'en citer qu'un seul, nous rappellerons que tout chef de ménage qui payait, chaque année, au comte de Hainaut, la rente d'une rasière d'avoine, était, de même que les possesseurs d'un franc-courtil, exempt de tonlieux en la ville de Mons. Un document de 1753, énumère 52 francs-courtils, taxés annuellement, chacun, à une rasière d'avoine, dont moitié revenait au comte de Hainaut, en qualité de propriétaire du domaine de Mons, moitié à l'abbé de Saint-Denis, comme seigneur du village. La comtesse Marguerite, surnommée la Noire-Dame, afferma ces redevances, en 1274, aux Lombards de la maison de Mons. Une chartre loi fut donnée le 3 avril 1399.
La cense de la Cour des Dames

Cette ancienne dépendance de l’abbaye construites en 1348 et incendiée en 1617 aurait servi de logement aux chanoinesses de Sainte-Waudru (Mons), à l’occasion de leur visite annuelle à l’Abbé de Saint-Denis.
L’ensemble apparaît de nos jours, en ordre dispersé, partiellement emmuraillé au moyen de petits moellons de pays. Il subsistent quelques bâtiments du XVIIIème siècle dont une grange en moellons avec pignons en briques, datée de 1787 par un jeu saillant de même matériau.


Saint-Macaire et la peste de 1615.

Saint-Macaire né en Arménie au Xème siècle, mort en Belgique, archevêque d'Antioche, ayant fui les honneurs du patriarcat, va à Jérusalem, ou il fut martyrisé, sans en mourir il revient en Belgique, Tournai et Gand , c'est a Gand qu'il offrir sa vie pour sauver la ville ravagée par la peste, dont il mourut le 10 avril 1012.

Le 8 juillet 1615, la peste, ayant été introduite à Mons par une femme étrangère,
décima si rapidement la population qu'en moins de trois mois 1.500 personnes en moururent.
A la prière des magistrats et des "Dames du Très Noble et Illustre Chapitre de Sainte-Waudru", Don Henry de Buzegnies, abbé de Saint-Denis en Brocqueroy, obtint de l'Evêque Vanderburgh, de Gand, de faire venir les reliques de Saint-Macaire en la bonne et malheureuse ville de Mons.

L'abbé de Buzegnies arriva donc en l'église abbatiale de Saint-Denis, tenant les reliques "
sur son giron assis dans son carrosse, dont le dedans avait été tendu à Gand d'une étoffe
précieuse rouge fleuragée d'or pour tant plus honorer le sacré Dépôt."
De grandes solennités y furent célébrées pendant les deux jours que les reliques y séjournèrent.
Pendant ce temps-là, les notables et les "nobles Dames du haut et puissant
Chapitre de Madame Sainte-Waudru" se préparaient à une grandiose
réception des précieuses reliques dont tous espéraient les bienfaits.
Au lieu dit "Pont d'Obourg", à la limite de Mons, vers cette localité,
on avait construit un autel pour y déposer quelque temps les reliques
du patriarche d'Antioche.
Et c'est au milieu d'une affluence considérable de pèlerins et de curieux que,
le 28 septembre 1615, les seigneurs des États de Hainaut, le clergé, les magistrats
et le conseil de la Ville de Mons vinrent, en ce lieu à la rencontre des reliques dont
l'abbé de Saint-Denis était le dépositaire momentané.
On peut encore voir à l'église d'Obourg, un curieux tableau rappelant cet évènement
Le long du chemin de retour, vers Mons, le noble et somptueux cortège chanta des
cantiques, cependant que les compagnies bourgeoises, les "sermons" et les corps
de métiers portaient des flambeaux. C'est ainsi que la procession parvint devant les
remparts de Mons où le peuple l'attendait avec grande impatience.
Après être passées par les églises de l'abbaye du Val-des-Ecoliers et du Collège
de la Compagnie de Jésus, les reliques furent reçues en grande pompe et majesté
par les chanoinesses de Saint-Waudru qui "portaient des chandelles dans un grand
recueillement".
De magnifiques processions parcoururent avec les reliques les rues sinueuses
de la cité et l'on remarqua, disent les chroniques, que le redoutable fléau
diminua progressivement, mais au mois de mars 1616, une nouvelle
autorisation épiscopale accorda toutefois une prolongation du prêt sacré.
En ce temps-là, on vénérait à la bifurcation du chemin d'Obourg à Havré, une figure
de la vierge incrustée dans le tronc d'un chêne. Or, la sœur de l'abbé de Buzegnies
atteint d'une fièvre déclarée incurable invoqué la vierge, et, dit la légende, fut guérie
quelques jours après.
Emue de gratitude, la dame fit bâtir en ce lieu une chapelle en son honneur,
qui existe encore. Mais l'abbé qui veillait à son érection la dédia en outre à
Saint-Macaire et fit sculpter ses propres armoiries sur le linteau de pierre de
la porte d'entrée.

Bien mieux, à sa demande, les reliques du saint qui étaient toujours offertes à la vénération des Montois retournèrent en procession à Obourg, le 10 avril, aux fins de solenniser d'une manière mémorable et spectaculaire la dédicace de l'oratoire. On y plaça le tableau (représentant la translation des reliques de Saint-Macaire) qui se trouve actuellement dans l'église d'Obourg ainsi que l'élégante statue du saint en bois polychrome qui y est vénérée depuis lors. Enfin, on frappa aussi une médaille.
MÉDAILLE DE PÈLERINAGE
frappée à l'occasion de l'érection de la chapelle de S.Macaire, à Obourg,
lors de la peste de Mons de 1615 et 1616.
En convient lui-même, que de semblables pièces présentent parfois un certain intérêt, au point de vue local, par exemple ; celle qui fait l'objet de la présente note nous parait être dans ce cas pour la ville de Mons, et c'est ce qui nous a décidé à en donner la description.
Cette médaille, en plomb et de forme ovale, nous a été donnée par notre ami M.r Emmanuel Auquier, de Mons, qui la possédait depuis très longtemps ; ses dimensions sont de 23 millimètres en hauteur et de 18 en largeur ; elle est surmontée d'un anneau de suspension et présente, d'un côté, la figure à mi-corps d'un évêque tenant de la main droite une croix à double traverse et
dans la gauche un cœur enflammé ; cette figure est supportée par une bande transversale où l'on n'aperçoit plus qu'un petit nombre de caractères à peine distincts qui nous semblent être un reste de la légende : PRIEZ POUR NOUS ; enfin on lit à l'exergue S.' MACAIRE , au - dessous d'un objet en forme de croix à bras très allongés et élargis à l'extrémité. Le revers offre un écusson armorié, surmonté d'une mitre et d'une crosse abbatiales, et garni de lambrequins ; les armoiries qui y étaient tracées ont en grande partie disparu, mais on reconnaît cependant avec facilité qu'il était écartelé et portait aux 2 et 3, trois petits objets. La devise qui devait être sur la banderole placée au-dessous, est aussi presque complètement effacée, mais la date de 1616 se lit parfaitement en deux nombres 16 et 16 mis symétriquement de chaque côté de l'écusson. Le rapprochement de l'invocation à S.'-Macaire et de la date de 1616 nous avait, tout d'abord, conduit à penser qu'il y avait une relation entre la médaille où elles sont inscrites et la peste qui, survenue à Mons en 1615, sévit avec violence jusqu'à la fin de l'été de l'année suivante, pour reparaître même encore en 1617. Nous n'avions eu, pour arriver à cette idée, qu'à nous rappeler les détails donnés sur le fléau par De Boussu, tant dans son Histoire de Mons1 que dans sa Vie de S.'-Macaire, et par Page 257 et suivantes.
M.' Félix Hachez, dans une notice spéciale. On sait, en effet, que désespérés des ravages et de la durée de l'épidémie, les États de Hainaut, le Magistrat de la ville de Mons et le Chapitre de S.te-Waudru députèrent l'abbé de S.'-Denis Henri de Buzegnies au Chapitre de S.'-Bavon, à Gand, pour le prier de leur céder temporairement les reliques de S.'-Macaire; que, leur demande ayant été favorablement accueillie, ces reliques rapportées par l'abbé, furent reçues à Mons avec toutes sortes d'honneurs le 28 septembre 1615; que l'année suivante, la demoiselle de Buzegnies fit élever une chapelle à S.'-Macaire , près du village d'Obourg et que pour la dédicace qui en fut faite par son frère l'abbé de S.'-Denis, la châsse du saint y fut transportée de Mons en procession. Il était donc extrêmement probable que notre petite médaille avait été frappée à l'occasion de la dédicace de la chapelle ; mais il restait à savoir à qui appartenaient les armoiries qu'elle porte et pourquoi elles y ont été figurées. Comme nous nous occupions de quelques recherches à ce sujet dans la pensée que ces armoiries pouvaient être celles de l'abbaye de S.'-Denis, qui aurait témoigné ainsi qu'elle prenait sous son patronage la modeste chapelle bénie par son chef, M.r Léopold Devillers, attaché à la 'bibliothèque communale, nous fit ressouvenir que le linteau de la porte de la chapelle est orné d'un écusson armorié analogue à celui de la médaille et que la date de 1616 y est inscrite aussi et de la même manière que sur celle-ci. Cet écusson, comme nous l'avons vérifié sur les lieux, est écartelé au 1 et 4, à la bande crénelée inférieurement et au 2 et 3, à trois fleurs de lys posées 2 et 1 ; il est surmonté de la mitre et de la crosse abbatiales, et garni de deux lambrequins qui, mal dessinés, ressemblent plutôt aux deux bouts d'une étole; enfin, il repose sur une banderole qui porte la devise: PEDETENTIM. Or, ces armoiries et cette devise sont celles de Henri de Buzegnies lui- La peste de 1615 et la chapelle de S.'-flocfc, à Mons, pp. 9 et 10.
même, car, ainsi que nous l'a encore montré M.r Léopold Devillers, elles ornent la couverture d'un registre formant le manuscrit IL» 214 de la bibliothèque de notre ville, où sont inscrits les résultats des concours entre les élèves du collège des Jésuites de Mons de 1614 à 1773, registre qu'on doit, suivant ce que mentionne le titre, aux conseils et à la munificence du susdit abbé de S.'-Denis.
Il parait, du reste, que l'humilité n'était pas sa vertu dominante et qu'il aimait à faire parade de ses armoiries en les gravant partout où cela se pouvait, car nous trouvons ce qui suit, encore à propos de la chapelle de S.'-Macaire, dans le Chronicon S. Dyonisii in Broqueria, lequel fait partie du tome vn des Monuments pour servir à l'histoire des provinces de Hainaut, de Namur et de Luxembourg, publiés par M.r De Reiffenberg : <
Insuper ou m advectum Montes corpus Sancti Macharii, peste »
sese remittente Gandavum cum aliis proceribus conduxisset et »
notabilem reliquiarum partem obtinuisset, pulchrum eis sacel- >
lum in fine sylvae quœ jam nomen a sancto prope mutuata est, »
extruxit tali loco ac positione, ut benedicturus populo sacerdos »
simul inde conspicuae civitati montensi benedicat. »
Porro prœfatas reliquias artificiosa ex argento arcula, a >
duobus angelis sustentata, decoravit confraternitatemque sub »
sancti Macharii patrocinio instituit ; multa prœterea argentea »
ornamenta armis ejus insignita , altaribus decorandis fieri >
curavit. »
II y a dans le récit du chroniqueur quelque chose qui nous fait pardonner à Henri de Buzegnies, la vanité qu'il tirait de ses armoiries, jusqu'à les faire figurer sur les ornements de sa chapelle et sur une médaille de pèlerinage, c'est cette marque d'attachement au lieu de sa naissance, qui le porte, dans sa croyance à l'efficacité de la présence des reliques déposées dans sa chapelle, à choisir l'emplacement de celle-ci de telle sorte que chaque fois que l'officiant bénira les pèlerins, il bénisse en même temps la ville natale du fondateur. En résumé la petite médaille objet de cette note, consacre à la fois la date d'un événement important dans les annales de Mons et celle de l'érection d'une petite chapelle bien connue de ses habitants : à ce double titre, elle nous a paru devoir être publiée.
Cercle Archéologique de Mons 1857 - ALBERT TOILLIEZ.
Le 10 avril de la même année, la fête de Saint-Macaire fut célébrée avec grande dévotion à Mons. Ce n'est que le 4 juillet que les reliques du patriarche d'Antioche quittèrent enfin la cité montoise sous la garde de l'Abbé de Buzegnies.
Entre-temps, les magistrats avaient fait ciseler par l'un des meilleurs orfèvres de la ville Hugues Delavigne, une chasse somptueuse en argent qui est toujours conservée dans le trésor de la cathédrale Saint-Bavon, à Gand, dont elle est la pièce la plus remarquable. C'est, en effet, l'un des chefs-d'œuvre de l'orfèvrerie montoise.
Émerveillés de ce très riche gage de reconnaissance, l'Évêque de Gand et son chapitre voulurent donner aux Montois une preuve de leur gratitude et d'un commun accord, leur firent présent d'un os du bras de Saint-Macaire. Cette relique est conservée, depuis, dans
le trésor de la collégiale Saint-Waudru.
1678, le village fut éprouvé par une bataille meurtrière. L’armée de Louis XIV assiégeait Mons quand celle du prince d’Orange accourut à son secours. Un âpre combat s’ensuivit. Ce sanglant fait d’armes est connu dans l’histoire sous le nom de "combat de Saint- Denis" ainsi qu’en témoigne une belle médaille commémorative frappée vingt ans plus tard.
La population de la commune était de 350 habitants, en 1704, de 900 en 1838 et de 1190 lors du recensement de 18b6.
D'après une ancienne statistique, sur les 61 ménages, dont se composait le village, en 1754, trente-deux se trouvaient dans la
plus complète misère. La bienfaisance publique n'avait cependant que de faibles ressources pour soulager tant d'infortunes.
Le patrimoine des pauvres ne donnait annuellement qu'un revenu de 313 florins, qui était absorbé par les distributions d'aumônes,
le traitement du médecin chargé de visiter les malades à domicile, et l'indemnité du clerc-marguillier préposé à l'instruction
des enfants.
En 1716, les fêtes du centenaire de la translation des reliques furent commémorées à Mons avec le plus grand apparat. Les abbés et religieux de Saint-Denis organisèrent une imposante cérémonie religieuse en la chapelle d'Obourg où une foule très dense était venue d'une quinzaine de localités voisines.
En 1832 et 1849, lors des épidémies, plusieurs grands pèlerinages furent encore organisés pour vénérer la statuette ancienne de Saint-Macaire. Mais, bien que le culte de ce saint ait beaucoup perdu de sa vogue, nombreux sont encore les Obourgeois qui ont gardé cette veille tradition Wallonne.

Après la tourmente, les Obourgeois relevèrent courageusement les ruines, mais le village resta longtemps très pauvre. Trente-deux ménages, sur soixante et un dont il se composait en 1754, vivaient alors dans le plus grand dénuement.
Un religieux de Saint-Denis officiait dans les deux communes. Depuis 1786, un prêtre fut autorisé à résider dans le village. Cependant, l’église resta longtemps encore une annexe de la paroisse dionysienne.
Un religieux desservait à la fois les deux communes et avait droit au tiers de la menue dîme et des offrandes, en rémunération de ses
services religieux. Cet état de choses dura jusque vers la fin du siècle dernier.
Lors de la réorganisation du diocèse de Tournai, en 1803, l'église d'Obourg devint une succursale du doyenné de Sainte-
Elisabeth à Mons; en 1807, elle fut réduite à l'état d'annexe et ne reprit sa qualité de succursale qu'en vertu d'un arrêté royal
du 11 octobre 1842.
Les parties ogivales, qui subsistent de l’ancienne église Saint-Martin construite au XVI e siècle, laissent supposer que celle-ci possédait à l’origine un certain cachet artistique. D’aucuns lui trouvent aussi un caractère de majesté du fait d’être bâtie sur une hauteur. Sa tour fut surmontée, en 1590, d’une flèche très élégante flanquée de quatre aiguilles, les arcades du portail sont gracieuses et de style gothique. On voit au-dessus du portique un vieux bas-relief représentant Saint-Martin , à cheval, tenant l'épée haute.
L'église, il est de construction récente. Un arrêté royal du 15 octobre 1838 autorisa le conseil de fabrique à faire réédifier,
dans de plus grandes dimensions, le vaisseau de l'ancien édifice qui menaçait de ruine. Le 8 avril 1841, l'architecte provincial procéda
à la réception des travaux de reconstruction, qu'avait entrepris et achevés M. Hubert, maître-maçon à Mons. La dépense
totale s'éleva au chiffre de 16,800 francs, qui fut couvert par les subsides de la fabrique, de la commune, de la province et de l'État.
Le seul objet d'art, digne de remarque, que renferme l'église d'Obourg est un tableau peint sur bois et représentant la translation
du corps de Saint-Macaire. Cette œuvre d'une belle composition et d'un brillant coloris appartient à l'époque des Memling et des Van Eyck. Malheureusement au xvne siècle, on a changé le fond du tableau en y substituant un paysage inhabilement exécuté et dont l'ensemble embrasse une vue de Mons,
Vers 1830, il y avait déjà une brasserie,

une fabrique de chocolat; la population ne s’élevait alors qu’à 850 habitants.

Le 23 août 1914 lors de la bataille de Mons, les armées britanniques
se trouvent pour la première fois face aux armées allemandes.
Le 4ème régiment du Middlesex reçut la mission de tenir le pont
sur le canal du Centre à Obourg. Dès 8h.30 du matin, cette unité
eut à subir le choc du 31ème régiment d'infanterie Allemande,
appuyée par une puissante artillerie. Le combat fut longtemps
âpre et indécis.

Au début de l'après-midi, des infiltrations allemandes obligèrent l'état
major à donner ordre de repli. Juché sur la plate forme de la gare, face
au pont, un soldat britannique dont on ne connait pas le nom, resté
volontairement seul, fit le sacrifice de sa vie pour assurer la retraite de
ses compagnons d'armes. Par un tir précis de mitrailleuse, il contint la
masse allemande, tirant 20 hommes dont un commandant de compagnie.
L'ennemi dut faire appel à l'artillerie pour déloger le soldat.
Il fut mortellement blessé. Le corps de ce héros inconnu
repose certainement au cimetière de Saint-Symphorien.
Pour commémorer ce haut fait d'arme, un mémorial à été
érigé sur la façade de la gare par l'administration communale
en collaboration avec les autorités Britanniques.
1er septembre 1944 : Les troupes allemandes en déroute traversent la commune
sans arrêt, venant de Mons et se repliant vers l'Est. Elles évitent la route de
Bruxelles, empruntant les Chemins secondaires.
2 septembre : 4 heures du matin. Dans la nuit relativement calme, une déflagration
formidable réveille les habitants. Les derniers soldats allemands ont fait sauter le pont
du canal, face à la gare, coupant la seule voie de communication restante.
4 septembre : 200 soldats Allemands sont signalés dans la commune.
Le groupe de l'armée secrète cherche à les faire prisonniers.
Un combat est engagé, un résistant est tué, et deux autres blessés.
La résistance impuissante, fait appel à l'armée Américaine, qui envoie
deux tanks lance-flammes, qui à tôt fait de les faire prisonniers dans le bois "Becheron".
Lors de la guerre 1940/45, quelques mois après le débarquement allié en Italie.
Les Allemands s'empressèrent d'enlever et d'emporter les cloches de chez nous,
la consigne étant, de n'en laisser qu'une par église. L'impopulaire défenestration fut perpétrée le 26 juillet 1943 à Obourg,
le 23 août à Saint-Denis, le 25 à Thieusies......Et ainsi de suite.
Les noms des Cloches;

Marie-Thérèse, Dumonceau, Maire d'Obourg a qui j'appartient en parrain, et Marie-Thérèse Majois, maraine.
Fondeurs Lombard et Antoine Persan a Montignies-sur-Rock en l'an 1803.
Caroline-Céleste, j'ai été nommé Céleste par Monsieur Charles Tiberghien, filateur de coton a Saint-Denis, mon parrain et
Mademoiselle Anne Céleste Tiberghien, Saint-Denis, ma marraine.
Fondeurs Mabert Drouot et Bastien en l'an 1821.
Louise, je suis nommé Louise par mon parrain Monsieur Louis Demaret, Bourgmestre, et ma marraine Madame Catherine
Dumonceau, épouse de feu j.bte Dehoux, échevin.
Fondeur Drouot en l'an 1863.
c'est en 1951 que deux nouvelles cloches reprirent la place des aînées, victime de la guerre, la première s'appela Marie et la seconde Martine Macaire.

Pendant la guerre, il n'était plus possible de se procurer les tabacs exotiques, il fallait donc se contenter d'employer nos cultures. Pour la fabrication de cigares, on employait le tabac d'Alost, il était la seule culture qui avait des feuilles assez fines pour enrober les cigares. C'était les 4 premières feuilles du plant, celles qui touchaient le sol, on les appelait les "sablines" elles étaient précieusement récoltées et il n'y avait que dans cette région qu'elles étaient suffisamment finis pour cet usage, grâce à la nature du sol.
Avant la guerre 1914/18 le couvent Saint-Macaire était une fabrique de tabac.
Aujourd’hui Saint-Vincent.

Quelques noms de Tabac :
Les Lauriers de la Couronne. Tabac de la Dendre. Fleur d'Obourg.
Fleur de Semois. Fleur de Richmond. Fleur de Roisin. Fleur d'Harelbeke.
Une Publicité pour vanter le tabac.
Monsieur,
Préoccupés de donner à notre clientèle des marchandises de tout premier choix,
toujours en stock dans nos magasins, nous nous sommes imposés de grands sacrifices
et avons l'avantage de vous soumettre notre nouveau catalogue contenant nos
principales spécialités. Nous avons fait un choix sérieux et écarté toute fabrication que
notre longue expérience nous empêchait de vous recommander en confiance.
La réputation universelle et la faveur dont jouissent les produits de notre localité
sont le sûr garant de leur supériorité absolue.
Arrondissement communal de Mons , communes d'Obourg et Saint Dénis , tabac de la recollé de 1810, le quintal
métrique, qualité supérieure , 80 francs, qualité moyenne, 65 francs, qualité inférieure, 44 francs.
Type de maison ouvrière jadis fréquente dans notre village d’Obourg.

La porte est sans moulures ni jour, les fenêtres 4 ou 8 carreaux, fermées le soir par petits volets pleins ou ajourés, au cadre supérieur, les portes et les volets sont souvent peints en vert ou brun.
C’est une petite construction basse et sans étage, le tout bâti en briques et pierre, recouvert de tuiles rouges, ancien modèle, que le temps a noircies.
Elle est peinte en blanc à la chaux.
Ce genre de maisons s’ouvre sur la rue, souvent ne se trouve pas à l’alignement des constructions récentes ; au temps jadis l’on construisait fortement en retrait ou immédiatement a front de rue, ce qui motive a certains endroit, de veilles maisons sans trottoir devant, en retrait sur l’alignement, en parallèle ou en biais.
Le nom des Rues.
Avant la guerre 1914-1918, certaines rues de la commune portaient des noms se rapportant à des choses anciennes (Châteaux, directions de villages voisins, anciennes familles, ancienne notoriété de la commune).
Après la guerre, bien des rues portèrent le nom de pays alliés ou de nationalité de soldats ayant laissé leurs vies pour nous.
| Anciennes | Nouvelles |
|
Route de Saint-Denis (toute la route de l'État de Mons a Casteau) |
Rue des Canadiens, rue de la Station, rue de l'Yser, rue de l'Église, rue de Saint Denis |
|
Rue des Couronnes - rue du Chauffour |
Rue d'Amérique |
|
Rue Saint-Macaire |
Rue d'Havré |
|
Rue d'Empire |
Rue de France |
|
Mont d'Obourg |
Rue Neuve |
|
Rue du Pire |
Rue des Anglais |
|
Wartons |
Wartons |
|
Rue Chêne Notre Dame |
Rue des Écossais |
|
Rue Bosquetiau |
Rue du Camp et Taille Coleau |
|
Rue Dumonceau |
Rue du Portugal |
|
Chemin des Coutures |
Rue des Écoles |
|
Rue du Moulin |
Rue Frontières |
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Petite Bruyère |
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Naissance du festival de la chanson Française en 1961.
Quelques grand nom du festival: Salvatore Adamo, Julien Clerc, Léo Ferré, Gérard Lenorman, Claude Nougaro, George Moustakic.
Jean-Jacques Kira est né le 27 décembre 1947 à Bruxelles. Son papa était chocolatier-confiseur. Au départ, rien ne le prédisposait à la musique. Vers l'âge de dix-sept ans, il fait la connaissance du chanteur Belge Robert Cogoi. Un an plus tard, il devient son choriste et parcourt la Belgique en galas et tournées. Parallèlement, il suit des cours de chant chez Michette Lelong et chante dans un petit orchestre de bal : « Les Gémini's ». Après son service militaire, il travaille plus sérieusement la chanson et surtout la composition et participe au Festival d'Obourg. Il commence à chanter dans de petits spectacles à Bruxelles et en province, participe à quelques concours qu'il gagne quelques fois et perd souvent. Ce qui ne l'empêche pas de continuer. Il chante au ‘Grenier aux Chansons' à Bruxelles. En 1968, il gagne enfin la ‘Clé d'Or' à Mons et est finaliste du Festival de Bastogne. Il rencontre Irène Deneuville et Mireille Bastin qui lui écrivent des textes. Il monte un petit orchestre avec notamment le guitariste Jean-Marie Dohan. En Juillet 1971, il est finaliste du festival de la chanson française à Spa avec Catherine et Maxime Leforestier et sort ses premiers 45 tours. L'année suivante, il participe à l'émission télévisée ‘La Caméra d'Argent'. Il tourne chaque week-end dans de petits galas en province et quelques cabarets bruxellois avec sa petite formation.
Christian Leclercq a remporté en 1972 le grand prix de la chanson jeunesse au festival d’Obourg. Il a chanté en première partie de Claude Nougaro et Gérard Lenorman à Obourg et de Serge Lama au Théâtre de Mons.
Jacques Hustin est né à Liège en 1940.
Il a été baptisé le "Fortunio de la chanson" par Marcel Achard. Il possède en effet un palmarès plus qu'éloquent : le prix du Festival d'Obourg en 1964, le prix des Jeunesses de la chanson, le premier prix du Festival de Spa en 1965, le prix de la Sabam en 1966, l'Hermine de Bronze au Festival de Rennes en 1967, le prix du Festival international de Roumanie en 1968 et en 1969 (le Cerf d'Or), le Grand prix de l'Académie Charles Cros en 1969 et le prix de la ville de Cannes en 1972. Il représente la Belgique au Concours Eurovision le 06/04/1974 à Brighton avec Fleur de liberté où il remporte la première place. Il joue dans la comédie musicale Hair, se produit à l'Olympia. Il fait de nombreux spectacles, des tournées, écrit et enregistre de jolies chansons. Il anime également de nombreuses émissions télévisées dont la Guimbarde. Talent, poésie, romantisme, sensibilité, ... font de lui un artiste qui reste parmi les chanteurs de notre Communauté celui qui s'est forgé un des palmarès des plus enviables. Ses titres les plus connus sont On m'a donné quinze ans, La Gavroche, Le Père Noël a disparu, Julie, Coup de foudre, La chanson de petite abeille, La marijuana.
Anne-Marie GODART se lance dans la chanson au début des années 70.
Elle a enregistré un album "Besoin de vivre"(76) et quelques 45T SP tels que:
"Concerto sans Frontière"(70) signé M.Le Forestier,"Rose d'Irlande"(70)thème du film "La Fille de Ryan" et "Pas un mot,Pas une larme (73).
En 1972, elle représente Monaco au concours Eurovision de la Chanson en interprétant "Comme on s'aime" en duo avec Peter Mc Lane
(français au pseudo écossais).
Elle continue à se produire en galas.
Vidéo: http://www.dailymotion.com/augellol/video/x2nwqu_festival-dobourg_events
http://www.dailymotion.com/augellol/video/x2nzpa_obourg_travel