Bonjour Lillo,
Comme promis,
Lors du Collège communal qui s’est tenu ce vendredi, le Collège a décidé de
reprendre à sa charge les travaux de rénovation des façades et des toitures de
la Chapelle Saint – Macaire à Obourg.
Il faut savoir que fin 1999, le Collège confiait l’exécution des travaux de la
Chapelle Saint-Macaire à la Fabrique d’Église Saint-Martin à Obourg.
Le bâtiment étant classé, des études ont été entamées par la Fabrique et des
démarches prises auprès de la Région wallonne en vue de l’obtention du
certificat de Patrimoine.
Toutefois, la procédure étant très complexe et au vu des problèmes techniques et
budgétaires rencontrés, la Fabrique n’a pas pu poursuivre les démarches et
l’édifice s’est fortement dégradé.
Devant la dégradation de l’édifice et la demande des citoyens, la Ville a décidé
ce vendredi de reprendre le dossier qui avait été confié à la Fabrique.
Cette décision implique évidemment une inscription au budget communal pour les
travaux et la sollicitation de la Région wallonne pour la subsidiation et le
remplacement des bâches de protection des toitures.
En reprenant ce dossier, la Ville de Mons espère que les travaux avanceront au
plus vite afin d’éviter une plus grande dégradation de l’édifice.
Monsieur Marc Darville,
Échevin du Cadre de vie.
Réactions des
Citoyens
Vidéo de Télé MB: http://fr.youtube.com/watch?v=dTLtPF7arUM
Vidéo de RTL-TVI, images a l'appui








Le 8 juillet 1615, la peste, ayant été introduite à Mons par une femme étrangère,
décima si rapidement la population qu'en moins de trois mois 1.500 personnes en moururent.
A la prière des magistrats et des "Dames du Très Noble et Illustre Chapitre de Sainte-Waudru", Don Henry de Buzegnies, abbé de Saint-Denis en Brocqueroy, obtint de l'Evêque Vanderburgh, de Gand, de faire venir les reliques de Saint-Macaire en la bonne et malheureuse ville de Mons.
L'abbé de Buzegnies arriva donc en l'église abbatiale de Saint-Denis, tenant les reliques " sur son giron assis dans son carrosse, dont le dedans avait été tendu à Gand d'une étoffe précieuse rouge fleuragée d'or pour tant plus honorer le sacré Dépôt." De grandes solennités y furent célébrées pendant les deux jours que les reliques y séjournèrent. Pendant ce temps-là, les notables et les "nobles Dames du haut et puissant Chapitre de Madame Sainte-Waudru" se préparaient à une grandiose réception des précieuses reliques dont tous espéraient les bienfaits.
Au lieu dit "Pont d'Obourg", à la limite de Mons, vers cette localité, on avait construit un autel pour y déposer quelque temps les reliques
du patriarche d'Antioche. Et c'est au milieu d'une affluence considérable de pèlerins et de curieux que, le 28 septembre 1615, les seigneurs des États de Hainaut, le clergé, les magistratset le conseil de la Ville de Mons vinrent, en ce lieu à la rencontre des reliques dont l'abbé de Saint-Denis était le dépositaire momentané.
On peut encore voir à l'église d'Obourg, un curieux tableau rappelant cet évènement Le long du chemin de retour, vers Mons, le noble et somptueux cortège chanta des cantiques, cependant que les compagnies bourgeoises, les "sermons" et les corps de métiers portaient des flambeaux. C'est ainsi que la procession parvint devant les remparts de Mons où le peuple l'attendait avec grande impatience.
Après être passées par les églises de l'abbaye du Val-des-Ecoliers et du Collège de la Compagnie de Jésus, les reliques furent reçues en grande pompe et majesté par les chanoinesses de Saint-Waudru qui "portaient des chandelles dans un grand recueillement".
De magnifiques processions parcoururent avec les reliques les rues sinueuses de la cité et l'on remarqua, disent les chroniques, que le redoutable fléau
diminua progressivement, mais au mois de mars 1616, une nouvelle autorisation épiscopale accorda toutefois une prolongation du prêt sacré.
En ce temps-là, on vénérait à la bifurcation du chemin d'Obourg à Havré, une figure de la vierge incrustée dans le tronc d'un chêne. Or, la sœur de l'abbé de Buzegnies atteint d'une fièvre déclarée incurable invoqué la vierge, et, dit la légende, fut guérie quelques jours après.
Émue de gratitude, la dame fit bâtir en ce lieu une chapelle en son honneur, qui existe encore. Mais l'abbé qui veillait à son érection la dédia en outre à
Saint-Macaire et fit sculpter ses propres armoiries sur le linteau de pierre de la porte d'entrée.


PROVINCE DE HAINAUT : LISTE DES BIENS CLASSES
Mons - Obourg - 21/08/80 - Chapelle Saint-Macaire (M), rue de Saint-Macaire.
Heureusement quelle est classé (Lillo).