Mons, en néerlandais et allemand Bergen, en picard Mont)

est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne.

Ancienne capitale des comtes de Hainaut, chef-lieu de la province de Hainaut, ville principale de l’arrondissement de Mons, elle est le siège d’une des cinq cours d’appel du pays. Mons compte environ 95 000 habitants, et son agglomération 257 000 habitants. Mons se situe à 60 km au sud-ouest de la capitale Bruxelles, à environ 240 km au nord-est de Paris, à 75 km à l’est de Lille et à environ 180 km à l’ouest d’Aix-la-Chapelle. La ville de Mons est localisée au croisement des importants axes autoroutiers E19 (Amsterdam-Anvers-Bruxelles-Paris) et E42 (Lille-Charleroi-Liège-Francfort-sur-le-Main).

Marquée par l’histoire et riche d’un patrimoine architectural et culturel important, Mons est depuis 2002 la capitale culturelle de la Wallonie. Mons a également été désignée le 9 février 2010 pour être capitale européenne de la culture en 2015.

Limites de la ville

Les communes limitrophes de Mons sont, dans le sens horlogique au départ du nord, Jurbise, Soignies, Le Rœulx, La Louvière, Binche, Estinnes, Quévy, Frameries, Quaregnon et Saint-Ghislain. À l’ouest et au sud-ouest de la ville s’étend une région au riche passé charbonier : le Borinage.

50° 27′ N03° 57′ E (carte)

Topographie et hydrographie

La Haine avec en arrière plan Mons sur sa colline.

Le relief de la commune de Mons est influencé par la vallée de la Haine, rivière qui s’écoule d’est en ouest au nord de la ville avant de rejoindre l’Escaut en France. La Trouille, affluent de la Haine (Direction Sud-Nord) se jette dans la Haine au niveau de Jemappes. Le nord et le sud de la vallée de la Haine sont constitués de collines et de plateaux dont l’altitude augmente progressivement pour atteindre des hauteurs variant de 50 à 115 mètres3 (point culminant situé au nord-est du village de Saint-Denis). Au niveau de la vallée, l’altitude descend jusque 20 mètres à proximité de la rivière et du canal Nimy-Blaton-Péronnes.

La ville s’est ainsi développée au fil des siècles sur une colline située au confluent des deux rivières, ce qui lui confère une forme presque circulaire actuellement. Le petit ring délimite très bien le centre-ville des faubourgs. On remarque aisément que l’altitude augmente en se rapprochant du centre de ce cercle pour atteindre

Géologie

Jardin géologique d’Obourg.

Le jardin géologique

Sur le territoire communal, le sous-sol de la vallée de la Haine est composé d’alluvions. À l’extrême nord de la vallée, on peut apercevoir des couches de craie du Crétacé à proximité des villages de Ghlin et de Obourg. Cette craie d’Obourg, qui date du Campanien, renferme des fossiles de bélemnites mais est généralement dépourvue de silex. La craie est utilisée dans la région depuis de nombreuses années pour la fabrication de ciment. La craie de Spiennes dont l’âge a été récemment revu est également datée du Campanien. Toutes ces craies et ces fossiles prouvent que la région de Mons était une mer tropicale au Crétacé, il y a plus de 75 millions d’années.

À d’autres endroits on trouve du silex, comme à Saint-Denis où l’affleurement date du Turonien. Cette matière siliceuse a été utilisée dans la production de matériaux réfractaires. Au Néolithique, ces silex étaient récoltés dans les minières de silex de Spiennes.

Au nord des versants crayeux, l’altitude augmente sensiblement pour atteindre 80 à 120 mètres. À ce niveau, le sol est composé de couches plus jeunes d’argiles datant de l’Yprésien. Au sommet des buttes boisées (bois de Ghlin et limite avec la commune de Soignies), on retrouve un sol composé de couches sableuses datant également de l’Yprésien.

Il existe également à Mons plusieurs projets d’utilisation de sources de chaleur géothermiques qui sont déjà disponibles à Saint-Ghislain, Douvrain et Ghlin pour chauffer certains bâtiments publics et privés. Le nouveau quartier de la gare de Mons est prévu pour profiter de la chaleur géothermique dès 2013 et plusieurs autres projets sont à l’étude d’ici 2020 et pourraient au total offrir à la région une puissance de 40 MW9. Le sous-sol montois abrite en effet des nappes d’eau chaude en profondeur dont la température avoisine les 70 °C à Ghlin. Seuls deux puits, à Saint-Ghislain et à Douvrain, font l’objet d’une exploitation depuis 1985. Le site de Saint-Ghislain permet, par exemple, une économie annuelle avoisinant les 1 000 Tonnes Équivalent Pétrole (Tep). Celui de Ghlin pourrait, s’il était exploité, fournir un débit naturel de plus de 100 m3 d’eau à une température de 71°C. La région montoise bénéficie là d’une ressource énergétique exceptionnelle car la géothermie apparaît comme une alternative économiquement viable parmi les différentes sources d’énergie renouvelable, que ce soit pour la production d’électricité ou des applications thermiques directes.

Armoiries

Les armes de Mons se blasonnent ainsi : De gueules, à une ville d’argent posée sur une terrasse isolée de sinople, à quatre tourelles, un guidon d’or issant des deux intérieures, un globe impérial surmonté d’une croix du même issant des deux extérieures ; la ville ouverte du champ, un chien lionné d’argent de garde sous une herse du même ; la porte surmontée d’un écu écartelé aux I et IV d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules, aux II et III d’or au lion de gueules armé et lampassé d’azur, qui est du Hainaut.

La serrure de l’Hôtel de Ville

Ce sont ces armoiries qui ont inspiré la serrure d’art de l’hôtel de ville, dont on peut voir une copie vandalisée (il y manque le chien) sur la porte principale. La serrure originale se trouve au musée de la vie montoise ou Maison Jean Lescarts.

Singe du grand’garde

Deux autres symboles sont souvent utilisés pour figurer la cité : le Singe du grand’garde, qui se trouve sur la façade de l’hôtel de ville ou le dragon du « Lumeçon », combat traditionnel de la Ducasse qui se déroule le dimanche de la Trinité.

Toponymie

Mons, qui à l’origine s’appelait Castri Locus (« Lieu du château »), prit plus tard le nom de « Mont du lieu du château », ensuite celui de Mont.

Mons s’explique comme tous les Mons par le gallo-roman MONTE, issu du latin mons, montis « montagne, mont », avec -s final locatif. La graphie moderne (sans -t-) est une latinisation, d’après le latin classique mons.

Ce terme correspond au relief de la ville.

Le nom néerlandais de Mons est Bergen, ce qui se traduit littéralement par Montagnes. Ce nom au pluriel s’explique par la présence de plusieurs collines autour du centre-ville montois (Mont Héribus, Mont Panisel).

Histoire

Les origines

Minières néolithiques de silex de Spiennes.

Les lieux alentour sont occupés dès le Néolithique, principalement au sud de la Haine : à Spiennes, Givry (dans la commune actuelle de Quévy), mais aussi plus au nord, comme à Obourg.

Le lieu se trouve ensuite sur le territoire de la tribu belge des Nerviens. À l’époque romaine, une garnison se serait établie sur la colline montoise. D’après certains auteurs, se fondant sur deux textes médiévaux (une vita de sainte Aldegonde du VIIIe siècle et le testament d’Anségise, abbé de Fontenelle), le quadrillage caractéristique des camps romains se retrouverait dans la topographie actuelle de la ville. Le géologue Serge Ghiste a notamment tenté de le démontrer en superposant le plan de la ville au plan d’un camp romain. Cependant, aucun vestige ne vient confirmer cette hypothèse plausible.

 

Plan représentant Mons au temps du comté de Hainaut.

La ville est fondée au VIIe siècle durant l’époque mérovingienne, autour d’un oratoire érigé par Waldetrude, fille d’un intendant de Clotaire II canonisée à sa mort en 688 sous le nom de Waudru. Waudru, suivant les conseils de son confesseur saint Ghislain, fonde cet oratoire, devenu par la suite un monastère, sur un site inhabité du domaine d’Obourg-Nimy-Maisières, propriété de sa cousine Aye et de son époux, Hydulphe, un notable mérovingien.

Le site devient un enjeu militaire à la suite de l’implantation des Vikings à Condé-sur-l’Escaut en 876. Le premier comte de Hainaut (Lotharingie), Régnier au Long Col, construit une première forteresse, Castri Locus, destinée à lutter contre les envahisseurs. Cette forteresse est prise et réduite en cendres en 956, sous Régnier III. Dès 959, le comté fait partie de la Basse-Lotharingie.

À partir du Xe siècle les comtes de Hainaut font de Mons leur résidence principale et la ville devient leur capitale, un titre qu’elle aurait déjà reçu de Charlemagne en 804. Devenant le centre administratif du comté, Mons se développe durant les 800 ans qui suivent autour du nouveau château et du chapitre de Sainte-Waudru. Le bras de fer incessant entre l’autorité religieuse (le chapitre, propriétaire initial de la ville) et l’autorité administrative (le comte de Hainaut, qui tente de s’étendre) modèle le paysage montois.

Les grands travaux de rénovation et d’entretien des fortifications sont le fait de Baudouin IV et Baudouin V au milieu du XIIe siècle. C’est à cette époque que Bernard de Clairvaux vient à Mons prêcher la croisade (1148). En l’an 1290, selon De Boussu cité par le Baron de Reiffenberg par, « presque toutes les maisons de Mons sont de bois, et les forets qui environnent cette ville procurent aux habitans des matériaux en abondance] ». Cette même année 1290 Jean II d’Avesnes construit la deuxième fortification qui, à la différence de la première, défend aussi la ville et non plus seulement le château : cette enceinte urbaine (frumeteit ou fermetei(t) en picard montois) est percée de six portes. Seule la Tour valenciennoise (1358) subsiste actuellement. Guillaume le Bon, fils et successeur de Jean II, permet au commerce de s’épanouir dans la ville.

Mons souffre également de plusieurs désastres au cours de cette période. En 1112, un incendie a déjà détruit une grande partie de la cité. En 1348, la peste noire sévit dans la ville et la population diminue fortement. La petite histoire veut que l’épidémie cesse après la procession, organisée par les autorités, des reliques de sainte Waudru. C’est l’origine de la ducasse de Mons.

En 1356, Marguerite II (d’Avesnes) comtesse de Hainaut décède à Le Quesnoy : son fils, Guillaume Ier duc de Bavière-Straubing lui succède et devient le nouveau comte de Hainaut (Guillaume III). Celui-ci sera « inauguré » (entrée solennelle) à Mons le 26 février 1357. Un des premiers actes du comte sera l’imposition aux Bourgeois de Mons, aux Lombards et aux Juifs de demeurer constamment armés : cette obligation est à l’origine des « milices bourgeoises » qui maintiendront l’ordre, la sécurité et la défense perpétuelle des villes, des comtes et du pays de Hainaut.

En décembre 1424, Jean de Maurage, Ecuyer, Massard de Mons sauve la ville de Mons des anglais en inondant les prairies devant la ville avec Christophe du Parcq, et ce sur demande de la duchesse Jacqueline de Bavière (Informations Guilhem de Mauraige, Ingénieur du Patrimoine). ;Période bourguignonne. En 1433, Philippe le Bon acquiert le titre de comte de Hainaut, faisant ainsi passer le comté de la maison de Bavière à celle des ducs de Bourgogne. En 1438, Jean de Maurage, Ecuyer avec ses compagnons sauve la ville de Mons de bandes d’écorcheurs (information Guilhem de Mauraige, Ingénieur du Patrimoine). Par suite du mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d’Autriche, la ville passe sous tutelle de la maison des Habsbourg en 1477.

En 1497, la tour de l’horloge est érigée sur le site de l’actuel beffroi : celui-ci la remplacera après son incendie et l’écroulement d’une tour de remplacement, survenu en 1661.

Époque moderne

Plan représentant le siège de Mons de 1691.

En 1515, Charles Quint est sacré comte de Hainaut. À cette époque, Mons compte environ 9 500 habitants et elle attire un grand nombre d’artisans (tanneurs, cordonniers, tisserands). Ainsi, des tanneries s’installent le long de la Trouille qui à cette époque passe encore dans la ville.

Période espagnole (1555-1713)

Peu avant son abdication en 1556, Charles Quint transmet à son fils, Philippe II d’Espagne, ses possessions non autrichiennes, notamment les Pays-Bas dont Mons fait partie.

La Guerre de Quatre-Vingts Ans porte un coup au commerce et à l’industrie de la ville au cours du XVIe siècle. La ville tombe aux mains des Gueux : Louis de Nassau prend la ville par surprise le 24 mai 1572. Le but est de donner Mons au roi de France. Ferdinand Alvare de Tolède, le duc d’Albe, n’acceptant pas cette situation, reprend la ville le 21 septembre de la même année.

En 1578, soulèvement des bourgeois pour empêcher le Grand Bailli de livrer la ville aux troupes du Duc d’Alençon. Gilles Vinchant à la tête de la milice bourgeoise déjoue le complot.

Entre 1580 et 1584, Alexandre Farnèse installe à Mons le siège du gouvernement des Pays-Bas espagnols.

En 1615, la ville est à nouveau touchée par une épidémie de peste. La ville est alors mise en quarantaine et des soldats interdisent le passage des remparts. Néanmoins, les échevins montois s’adressent au chapitre de Gand pour obtenir les reliques de saint Macaire en espérant ainsi faire disparaître l’épidémie. Les Gantois acceptent et les reliques sont placées dans la collégiale Sainte-Waudru. En 1616, l’épidémie décroît, avant de cesser totalement. En remerciement, la ville fait réaliser par un orfèvre montois une châsse en argent pour y transférer les reliques : elle fait toujours partie des trésors de la cathédrale Saint-Bavon de Gand.

En 1655, la ville est assiégée par l’armée française : les opérations de siège sont dirigées par le chevalier de Clerville : elles commencent le 15 août et la ville tombe le 18.

En 1678, au cours de la Guerre de Hollande, le maréchal de Luxembourg assiège Mons. À la suite de la bataille de Saint-Denis, le siège finit par être levé.

Le siège de 1691.

Du 15 mars au 10 avril 1691, lors de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, la ville est à nouveau assiégée par les troupes du maréchal de Luxembourg, en présence de Louis XIV, Vauban dirigeant les travaux de siège. La ville tombe et Louis XIV nomme gouverneur Nicolas de La Brousse, comte de Verteillac. Vauban est chargé d’améliorer le système défensif de la ville. En 1697, à la suite du traité de Ryswick, Mons est restituée à la couronne d’Espagne.

Période autrichienne (1713-1795

De 1701 à 1713, la France occupe à nouveau la ville (guerre de Succession d’Espagne). Les Traités d’Utrecht et de Rastatt font entrer la ville dans le giron des Habsbourg d’Autriche. La place-forte est toutefois contrôlée par des troupes des Provinces-Unies.

En 1718, le pouvoir, représenté par la cour souveraine du Hainaut, quitte le château qui, par faute d’entretien, se dégrade. Le site est rasé au XIXe siècle, seuls la chapelle Saint-Calixte (XIIIe siècle), la conciergerie et le beffroi étant préservés : un parc public y est inauguré le 10 juin 1873.

En 1747, Louis XV conquiert la ville et la garde jusqu’en 1748, où elle est restituée à l’impératrice Marie-Thérèse par le Traité d’Aix-la-Chapelle (1748) qui met fin à la guerre de Succession d’Autriche.

Description de la ville, fin du XVIIIe siècle

La ville fortifiée de Mons comprend six portes, dites de Nimy, d’Havré, de Bertaimont, du Rivage, du Parc et de la Guerrite. Les six paroisses de la ville sont les églises de Saint-Germain, détruite en 1691, Sainte-Elizabeth, brulée en 1714, de Saint-Nicolas, de Bertamont et du Béguinage et la collégiale Sainte-Waudru. Les monastères de religieux sont l’abbaye du Val-des-Ecoliers, les Récollets, les Jésuites.

Époque contemporaine

Période française (1795-1815)

Après la bataille de Jemappes le 6 novembre 1792, Mons devient « ville libre ». La Convention veut réunir les Pays-Bas autrichiens et la Principauté de Liège (alors État distinct) à la France, mais elle est combattue. Le vainqueur de Jemappes, Dumouriez, est sensible au désir d’autonomie des populations, mais son vœu de voir procéder à des élections se heurte aux vieilles structures, sauf à Mons, Liège et Charleroi et aux dirigeants français avides des richesses belges.

Bien que des pillages et exactions soient signalés dès cette première conquête française, les choses s’aggravent avec la seconde (les Autrichiens ont reconquis brièvement leurs Pays-Bas en 1793), consécutive à la victoire de Fleurus, le 26 juin 1794. Des massacres ont lieu à Mons, Nalinnes et Tiercelet faisant 200 victimes, les religieux étant les premiers visés. Par ordre officiel de la Convention nationale, le pays est soumis à une exploitation forcenée des armées françaises qui doivent « évacuer en France toutes les richesses des pays conquis ». Les occupants imposent alors par des arrêts des contributions toujours plus grandes « sous peine d’exécution militaire. Il sera pris des otages jusqu’à l’acquittement ». Ce régime s’adoucit relativement rapidement en raison des protestations parvenues au Comité de salut public et parce que la Belgique était exsangue. Mais les représentants en mission ont quand même frappé Mons.

En 1794 comme en 1792, les révolutionnaires français peuvent compter sur de nombreux sympathisants à Mons comme à Liège. La ville devient la préfecture du département de Jemappes (alors orthographié Jemmapes) en 1794. En 1800 débutent les travaux du Canal Mons-Condé : il permet d’acheminer le charbon des mines du Borinage vers le reste de la France (les mines boraines produisent plus de charbon que la France entière).

C’est à cette époque qu’Antoine-Joseph Moneuse et sa bande de chauffeurs sévissent notamment dans la région de Mons ; le 10 novembre 1797, Moneuse est jugé en première instance à Mons et l’un de ses complices, François François dit « La Mouche », y est guillotiné en 1807.

Période néerlandaise (1815-1830)

En 1815, à la suite de la défaite de Waterloo, la ville passe sous l’autorité néerlandaise conformément aux décisions du Congrès de Vienne. Cette période voit la construction du canal Pommerœul-Antoing permettant de rejoindre l’Escaut sans passer par la France.

La Révolution belge, en préparation à Bruxelles dès la fin août 1830, ne laisse pas la population locale indifférente. Dès le 3 septembre, la nervosité est sensible dans les classes populaires, d’autant plus furieuses qu’elles sont en situation difficile du fait de la cessation des activités des charbonnages. Il y a des heurts avec la garde urbaine le 17 septembre. Le 19 septembre, avec l’arrivée du général Otto von der Howen, la tension grandit encore : les mineurs marchent vers la porte de Nimy, mais deux compagnies les prennent à revers : on relève 11 morts. Le 29, à la nouvelle de la défaite néerlandaise à Bruxelles, les troupes belges des garnisons néerlandaises se mutinent et le général de Howen, son état-major ainsi que les soldats néerlandais sont arrêtés.

Belgique indépendante

La ville perd sa fonction de ville forte dès l’indépendance de la Belgique en 1830. Dès 1841, une liaison de chemin de fer est réalisée entre Mons et Bruxelles. Le démantèlement des fortifications a lieu entre 1861 et 1864, sous le maïorat de Désiré Dethuin, tandis que son successeur, François Dolez, donne à Mons son aspect actuel en faisant construire deux ceintures : le boulevard intérieur sur le site de la fortification dite « urbaine » et le grand boulevard sur les fondations du mur néerlandais. Même sans ces protections devenues inutiles face aux canons, Mons reste une ville de garnison jusqu’en 1914.

Transféré depuis la prison des Petis-Carmes de Bruxelles, Paul Verlaine est incarcéré à la prison de Mons d’octobre 1873 à janvier 1875 à la suite de sa condamnation pour coups et blessures contre Rimbaud : il y écrit des poèmes insérés ensuite dans Romances sans paroles et Sagesse.

À la fin du XIXe siècle, Mons est le théâtre de revendications sociales et politiques. Ainsi, le 10 juin 1890, des groupes d’ouvriers borains parcourent la ville en chantant La Marseillaise, criant « Vive la République ! » et acclamant le député socialiste Léon Defuisseaux. Le 17 avril 1893, 3 000 mineurs en grève marchent sur la ville : la colonne de grévistes se heurte à trois compagnies de gardes civiques qui, à la suite d’une charge des ouvriers qui ont arraché les baïonnettes à certains gardes, font feu. Il y a sept morts et de nombreux blessés. Le 18 avril, le Parlement épouvanté, notamment par cet incident très grave, vote le suffrage universel tempéré par le vote plural. Le congrès du Parti ouvrier belge (POB), qui aurait dû se tenir à Mons, se réunit en 1894 dans la commune boraine de Quaregnon où il adopte la Charte de Quaregnon.

Le 4th Battalion des Royal Fusiliers sur la grand-place, le 22 août 1914.

Les 23 et 24 août 1914, Mons est le siège d’une bataille féroce (5 000 hommes perdus côté allemand et 1 500, dont 763 tués, côté britannique) entre les armées allemandes et Alliées. Bien que les forces allemandes soient supérieures en nombre, les troupes britanniques retardent pourtant leur percée, permettant ainsi à l’armée belge de se réorganiser au-delà de l’Yser et à l’armée française de se ressaisir pour préparer la victoire de la Marne. La bataille de Mons donne naissance à la légende des anges de Mons.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, une grande partie des Archives de l’État à Mons sont détruits par des bombardements le 14 mai et l’armée allemande fait son entrée dans la ville le 19 mai 1940. Ce n’est que le 2 septembre 1944 que la IIIe division blindée américaine libère la ville sans résistance : Mons est l’une des premières villes de Belgique à être libérée.

Lors du dénouement de la Question royale en 1950, Léo Collard, député et échevin de Mons, déclare le 18 juillet que la Wallonie est menacée « d’un mouvement incontrôlable et irrationnel de nature morale et psychologique ». C’est à Mons qu’ont lieu les premiers attentats à l’explosif : le 21 à hauteur du Waux-Hall ainsi que sur la ligne vicinale Mons-Charleroi. Le 29, 10 000 manifestants défilent.

En 1967, le SHAPE (Quartier général de l’OTAN), quittant Rocquencourt (France), s’installe à Casteau.

À partir des années 1970, Mons est en mutation. Il y a tout d’abord l’étape importante des fusions de communes de 1972 (fusion avec Cuesmes, Ghlin, Hyon, Nimy, Obourg avec des parties de Baudour et de Jemappes) et de 1977 (fusion avec Ciply, Harmignies, Harveng, Havré, Jemappes, Maisières, Mesvin, Nouvelles, Saint-Symphorien, Spiennes, Villers-Saint-Ghislain ainsi que des parties de Ville-sur-Haine, de Masnuy-Saint-Jean et de Casteau à l’emplacement du SHAPE). Les fusions permettent à la ville d’atteindre une taille critique en multipliant par trois sa population.

Aux élections communales de 1970, René Noël, ex-bourgmestre de Cuesmes et sénateur communiste, mène une liste UDP (Union démocrate et progressiste) qui remporte 21,5 % des voix et même, en novembre 1971, près de 28 % des voix : il s’agit d’un Rassemblement des progressistes, réunissant pour la première fois des chrétiens de gauche, des communistes et des socialistes.

Un mouvement de rénovation urbaine se met en place dans les années 1980 : le but est de mettre en avant les richesses culturelles et patrimoniales de la ville. Conçue à l’origine comme une place forte et donc fermée, la ville est maintenant ouverte au tourisme et au commerce.

Le 9 février 2010, la ville de Mons est désignée à l’unanimité par les membres du jury (composée de 6 belges et 7 européens non-belge) pour être Capitale Européenne de la Culture en 2015.

Population et société

Démographie

La commune de Mons a une population totale d’un peu plus de 94.000 habitants. En 2012, la ville de Mons était la douzième commune la plus peuplée de Belgique.

La ville a perdu beaucoup d’habitants dans les années 1980, mais l’ampleur du déclin s’est atténuée ensuite. Cette chute démographique des années 1980 s’intégrait dans une tendance nationale qui voyait la population des villes décroître au profit des régions plus rurales. La tendance s’est inversée dès les années 1990 car la ville revit grâce à la restauration en profondeur du cœur historique de ces dernières années. Une partie non négligeable de la population est constituée d’étudiants qui ne logent sur place que pendant les jours de la semaine dans des « kots ». Ces derniers sont environ 3.200, mais ne sont évidemment pas domiciliés à Mons et ne figurent donc pas dans le registre de la population de la ville. Comme dans beaucoup de pays occidentaux, la ville est confrontée à un léger vieillissement de population. Cela s’explique par la diminution de la natalité qui ne renouvelle pas la population née durant l’après-guerre.

La population montoise était au 1er janvier 2013 de 94.128 habitants.

La majorité (41 %) de la population étrangère de Mons en 2003 était de nationalité italienne. Cette frange de la population est en grande partie constituée des immigrés italiens et de leurs descendants venus travailler dans les mines du Borinage. La population d’origine française arrive en seconde position : la proximité de Mons avec la France (moins de 10 km) explique facilement cette présence. En troisième position arrivent les Américains : ils représentent 8 % de la population étrangère. La présence sur le territoire de la commune du centre de commandement militaire des forces de l’OTAN, le SHAPE, mais également la proximité de la base militaire de Chièvres, appartenant à l’armée de l’air des États-Unis, sont à l’origine de cette présence américaine. Chacune des autres nationalités représente moins de 5 % de la totalité de la population étrangère.

La zone d’influence régionale de la ville de Mons englobe une population de près de 280 000 personnes, tandis que les autorités parlent d’une zone d’influence de 390 000 personnes, évoquant même le chiffre de 1 390 000 dans une zone d’influence à 30 minutes, incluant Valenciennes et Maubeuge.

Sports

Mons compte également plusieurs salles de sport privées, une salle d’escalade (Face Nord).

Le RAEC Mons, club de football en division 1, évolue au stade Charles Tondreau (13 000 places dont 8 600 assises) tandis que le Dexia Mons-Hainaut, club de basket-ball de première division est basé à la mons.arena (3 700 places assises).

En ce qui concerne l’offre au niveau des piscines. Mons possède, après la fermeture de la piscine de Flénu pour cause de vétusté, deux piscines communales, une à Cuesmes, et l’autre, inaugurée le 18 mars 2011 au Grand Large.

Chaque année, le club des Dragons Audax Mons organise une randonnée cyclo-touriste Mons-Chimay-Mons.

 

Criminalité

Entre 1993 et 2001 a sévi un assassin non identifié de plusieurs femmes dans la région de Mons : le dépeceur de Mons.

En 2006, 40 156 faits criminels ont été relevés sur l’arrondissement judiciaire de Mons qui compte une population d’environ 420 000 habitants. Cela représente un taux de criminalité (nombre de faits par habitants) de 9,5 % en 2006. Cette valeur est légèrement inférieure à la moyenne de la province de Hainaut (10,1 %), est égale à la moyenne de la Région wallonne et légèrement supérieure à la moyenne belge (9,3 %).

La « zone de police de Mons-Quévy » est compétente dans la commune de Mons, ainsi que celle de Quévy.

Drapeaux des pays membres de l’OTAN flottant sous le vent juste à l’entrée du SHAPE à Maisières (Photo 2006).

La présence du SHAPE depuis 1967 stimule également l’économie locale, mais au détriment du prix des loyers, alors que les militaires en poste effectuent de nombreux achats importants hors taxes dans le centre commercial interne au SHAPE.

Le nombre actuel de touristes avoisine environ les 250 000 personnes par an et est en constante augmentation depuis 10 ans. L’origine des touristes à Mons montre qu’il s’agit d’un tourisme de proximité(29 % de Belges néerlandophones, 27 % de Belges francophones, 12 % d’Anglo-saxons, 12 % de Français, 10 % de Néerlandais, 5 % d’Allemands, 5 % autres).

En résumé, l’économie de Mons est axée sur :

  • le secteur public (niveaux communal, provincial, régional et fédéral) ;
  • des zonings pour entreprises privées ;
  • le développement du commerce (secteur tertiaire en général) ;
  • le tourisme.

Transports

La gare et la place Léopold.

Mons bénéficie du réseau autoroutier belge très dense. Se rendre à Mons en voiture est assez simple par autoroute, mais circuler dans la ville l’est beaucoup moins. Comme dans toutes les villes anciennes, le centre historique est composé d’un réseau de rues étroites, non prévu pour la circulation automobile actuelle. De ce fait, presque toutes les rues sont à sens unique et il n’est pas aisé d’y trouver un emplacement libre pour garer un véhicule. Deux parkings couverts payants existent dans le centre-ville.

La gare de Mons (SNCB) est située à environ 10 minutes à pied du centre. Elle relie Mons à la plupart des villes belges dont Bruxelles en 1 heure environ et Blankenberge (côte belge) en environ 2 heures. La gare accueille aussi le TGV Thalys et rallie Luxembourg en environ 3 heures, Cologne en 3 ou 4 heures selon les cas, Amsterdam ainsi que Londres en 4 heures et Paris en 1 heures 20. Avec 10.113 voyageurs par jour, la gare de Mons se classe 5e de Wallonie et 15e parmi les 545 gares belges. La ville de Mons possède également une gare SNCB à Jemappes. Ainsi que des arrêts à Nimy, Havré, Ghlin et Obourg.

Mons est situé entre les aéroports civils internationaux de Bruxelles, de Lille et de Charleroi.

Depuis le début des années 2000, la ville a mis au point avec le TEC Hainaut (la société publique wallonne de transport par bus) un système de navettes (appelé Intramuros) qui parcourt la ville selon quatre itinéraires (lignes A, B, C et D). Chaque bus passe plusieurs fois par heure à horaire non fixe aux arrêts prévus à cet effet et répartis dans tout le centre. Ce transport a l’avantage majeur d’être gratuit, mais est souvent peu accessible aux heures de pointe vu le nombre élevé d’utilisateurs.

D’autres bus, payants, circulent également dans la ville ; ils partent tous de la Place Léopold (Gare SNCB) et relient Mons à l’ensemble de la région.

Il est également possible de se rendre à Mons par voie maritime grâce à son port intérieur du Grand Large qui est à l’intersection de deux canaux dont le gabarit est de 1 350 tonnes.

Urbanisme et patrimoine architectural

Le centre-ville est constitué en grande partie de maisons en briques rougeâtres. Bien qu’il y ait quelques constructions anciennes et plus rarement nouvelles en pierre bleue, son usage se limite en général à des parties décoratives des façades. Une grande partie du centre est constituée de maisons accolées à deux ou trois étages maximum. Dans les zones commerciales, le rez-de-chaussée est utilisé comme surface commerciale, alors que les étages sont utilisés pour l’habitation. Bien que généralement invisible de la rue, l’arrière des maisons est généralement équipé d’un petit jardin.

Les faubourgs de la ville sont en général également constitués de maisons accolées en briques. Celles-ci disposent néanmoins de plus grands espaces verts à l’avant ou à l’arrière. Dans les régions plus éloignées du centre, on retrouve des villas à quatre façades.

La ville compte un certain nombre d’immeubles et sites inscrits au patrimoine immobilier classé de la Région wallonne.

Article détaillé : Liste du patrimoine immobilier classé de Mons.

La ville a connu après la Seconde Guerre mondiale une politique assez limitée de construction de buildings. Quelques HLM ont ainsi été bâties à Ghlin, Hyon et Jemappes, dans la proche banlieue de la ville. Depuis la fin des années 1990 et surtout depuis l’incendie criminel qui a eu lieu dans un de ces bâtiments, la ville mène une politique de déconstruction de HLM qui est toujours en cours à l’heure actuelle. Toute une série de bâtiments à caractère social sont également dispersés dans le centre-ville et sa proche banlieue.

16,5 % de la population de la ville habite en appartement (17 % pour la Belgique) et 82,7 % en maison unifamiliale (82,3 % en Belgique). Sur les 82,7 % de maisons unifamiliales, seulement 26 % (37,3 % en Belgique) sont des maisons séparées alors que 55,7 % (44,4 en Belgique) sont des maisons accolées ou mitoyennes. Cela représente assez bien une ville moyenne de Belgique. Les grandes communes disposent en effet de moins de maisons unifamiliales, mais de beaucoup plus d’appartements alors que les plus petites communes disposent de peu d’appartements et de beaucoup de maisons unifamiliales. Il est intéressant de remarquer que les chiffres indiquent très clairement la forte présence de maisons accolées plutôt que de maisons séparées : cela représente bien l’urbanisation du centre-ville, mais également de noyaux urbains tels que Jemappes et Cuesmes.

La Grand-Place

La Grand-Place avec l’Hôtel de ville et le beffroi.

Article détaillé : Grand-Place de Mons.

 

La Grand-Place est le centre de la vieille ville. Elle se situe tout près de la rue commerçante (piétonnière) et du beffroi. Elle est pavée à la manière des vieilles villes et abrite de nombreux cafés et restaurants, ainsi que l’Hôtel de ville.

Le contour de la place est accessible aux voitures, mais il leur est interdit de stationner ou de circuler en son centre.

 

L’hôtel de ville.

Histoire

À l’origine de son organisation communale, Mons avait un Hôtel de Ville appelé « Maison de la Paix ». Auparavant, les échevins siégeaient au château des comtes de Hainaut, dont il ne reste actuellement que la conciergerie, la chapelle Saint-Calixte et quelques salles souterraines ainsi que l’enceinte. Cet endroit est maintenant le Parc du Château, où se trouve le beffroi.

Au XIIIe siècle déjà, des comptes mentionnent la Maison de la Paix, située rue de Nimy. D’autres documents de la même époque laissent supposer qu’il existait deux Maisons de la Paix, l’une rue de Nimy, la plus ancienne, une autre sur le marché. C’est en 1323 que le comte Guillaume Ier donne l’autorisation de bâtir la Maison de la Paix sur l’emplacement de l’actuel Hôtel de Ville. On parle alors d’une « Maison de Ville » construite en pierres et briques à la base, la superstructure étant de bois. Ce bâtiment subit différentes modifications au cours du XVe siècle, jusqu’en 1477, année où le magasin à poudre qui se trouvait dans l’arsenal voisin explosa.

L’Hôtel de Ville actuel

Les bâtiments détruits furent reconstruits et bénéficièrent de nouvelles modifications et d’agrandissements au cours des siècles suivants.

L’architecte Mathieu de Layens originaire de Soignies, auteur e.a.de l’Hôtel de Ville de Louvain, fut appelé pour en dresser les plans. Il devait s’agir d’un édifice en style gothique flamboyant, mais il semble bien que le plan (que l’on n’a pas retrouvé) n’ait pas été respecté, notamment par l’abandon du deuxième étage, qui était pourtant prévu. Le campanile de style Renaissance fut ajouté au XVIIIe siècle. Il contient une cloche datant de 1390, la Bancloque, et porte une horloge à cadran donnant sur la Grand-Place ainsi qu’une horloge lumineuse. Le XIXe siècle vit diverses modifications de la façade, l’enlèvement des meneaux de pierre à l’étage et de divers ornements de pierre.

 

 

Dans son état actuel, l’Hôtel de Ville présente un ensemble remarquable de divers bâtiments abritant une grande partie des services communaux. Ces bâtiments ont subi de nombreuses modifications au cours des siècles, des restaurations et des ajouts d’éléments provenant d’autres bâtiments, comme une cheminée gothique du château de Trazegnies, des portes sculptées du XVIe siècle provenant de démolitions, une cheminée venant du château de Gouy-lez-Piéton, une autre cheminée de 1603 venant du château d’Havré.

Le 23 avril 2006 a été inauguré un groupe statuaire en bronze de Gérard Garouste, déjà auteur d’une fresque pour la salle des mariages. L’œuvre, évoquant le combat de saint Georges et du dragon, se trouve en façade de l’hôtel de ville, au bas des rampes de l’escalier donnant accès à l’une des entrées de l’Hôtel de ville.

 

 

Le jardin du maïeur

Le jardin du maïeur et l’hôtel de Gages.

L’ensemble des bâtiments entoure un petit parc de forme très irrégulière, le jardin du Maïeur, avec une sortie dans la rue d’Enghien. On y trouve la fontaine du Ropieur, réalisée par le sculpteur Léon Gobert (1869-1935) : le ropieur est le symbole du garnement montois, arrosant les passants avec l’eau de la fontaine. Le jardin est clos du côté sud par l’ancien Hôtel du Marquis de Gages, un bâtiment protégé dont la cour intérieure abrite parfois des évènements culturels.

Le singe du grand’garde

Le singe du grand’garde

Devant l’entrée principale de l’Hôtel de ville se trouve une petite statue en fer forgé d’un singe. Son origine n’est pas vraiment connue, mais elle date de plusieurs siècles. Certains historiens affirment qu’elle a été placée là afin de porter chance à la ville et à ses habitants. De nos jours, la tradition veut que celui qui passe devant le singe doive lui caresser la tête avec la main gauche pour obtenir la réalisation d’un vœu. On peut remarquer sur la photo que la tête du singe n’a plus la même couleur que le reste de son corps et qu’elle apparaît usée. Son histoire repose sur trois hypothèses: le chef-d’œuvre d’un forgeron voulant accéder à la maîtrise de son art, un pilori pour enfants turbulents ou l’enseigne d’une taverne, « L’estaminet de la grand place » qui se trouvait dans les caves de l’hôtel de ville. Il fut déclaré porte-bonheur par la jeunesse montoise en 1930.

 

 

La collégiale Sainte-Waudru

Article détaillé : Collégiale Sainte-Waudru de Mons.

 

Bien que située au cœur de l’ancien comté de Hainaut, elle est une des églises les plus caractéristiques et les plus homogènes de l’architecture gothique brabançonne.

La collégiale a été bâtie au XVe siècle sur ordre des chanoinesses. Elle constitue, avec le beffroi tout proche, un symbole majeur de la ville de Mons. Elle renferme de nombreuses œuvres de Jacques Du Brœucq.

 

Elle est faite de grès, de pierre bleue et de briques, matériaux locaux. Son plan, classique, est en forme de croix latine. Elle mesure 108,60 mètres de long, 35,75 mètres de large et s’élève à 24,56 mètres à la clef de voûte. Le chœur est entouré d’un déambulatoire et de 15 chapelles rayonnantes, il fait 32,71 mètres de long et sa largeur, identique à celle du transept et de la grande nef, est de 10,60 mètres103.

collégiale Sainte-Waudru de Mons

Statue de Saint-Barthélémy située dans le cœur de la collégiale Sainte-Waudru de Mons (sculpture de Jacques Du Brœucq)

Bas-relief du mur intérieur occidental la collégiale Sainte-Waudru de Mons

 

Le Car d’Or est visible dans l’église

 

 

 

Le beffroi.

Article détaillé : Beffroi de Mons.

Surnommé El catiau par les Montois, il a été bâti au XVIIe siècle. L’édifice de 87 m de haut est le seul beffroi belge de style baroque. Un carillon de 49 cloches est logé en son sommet.

 

Il est classé patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 1er décembre 1999.

Victor Hugo a dit de ce beffroi dans une lettre à sa femme :

« Figure-toi une énorme cafetière, flanquée au-dessous du ventre de quatre théières moins grosses. Ce serait laid si ce n’était grand. La grandeur sauve. »

Maison espagnole

Le beffroi et la maison espagnole.

Maison construite de type d’architecture du XVIe siècle, dite espagnole, dans la tradition des anciens Pays-Bas. Les caractères restent gothiques avec des pignons sur rue à pas de moineau ou gradins. Il s’agit d’une architecture sobre utilisant la brique. Ce matériau économique s’est considérablement développé après le grand feu de 1548, lorsqu’il fallu reconstruire à frais réduits, la pierre étant trop coûteuse. Une ordonnance échevinale de 1548 interdit l’emploi des matériaux inflammables.

Les bâtiments ont été restaurés, en 1919-1920, sur les plans de l’architecte communal E. Bertiaux et sont occupés par la Maison de la Presse.

La Machine-à-eau

La machine-à-eau vue depuis la Banque nationale

Le hall industriel actuellement présent est le seul vestige de la machine qui alimenta Mons en eau potable dès 1871, année où la Trouille fut détournée. Construit en métal et en verre, d’après les plans de l’architecte Hubert et de l’ingénieur Celi Moullan, il contenait une machinerie faite de pompes, tuyaux et canalisations dont le principe était de refouler l’eau du niveau de la vallée jusqu’aux réservoirs communaux aménagés dans la square du château (point culminant de la colline).

La machine-à-eau reste le témoignage des préoccupations sanitaires et hygiéniques nées à Mons dans les années 1865-1870 ; elle marque le passage du système médiéval d’alimentation en eau par les puits, fontaines et pompes à mains, par fonctionnement de pompes aspirantes et foulantes. L’eau qui alimentait Mons provenait des sources de la Vallière et du trou-de-Souris à Spiennes, la Trouille servant seulement de force motrice au moteur hydraulique.

Cette innovation sur le plan domestique change le mode de vie des montois habitués à quérir l’eau à des puits ou fontaines, parfois situés à plus d’une centaine de mètres des habitations. Elle s’est réalisée dans la continuité d’un autre projet urbain: l’introduction en 1828 du gaz de ville afin d’éclairer les boulevards et les rues nouvelles. Ces deux changements sont rendus possibles grâce à la démolition des fortifications, qui dégage des terrains, et au détournement de la Trouille dont le rôle stratégique d’alimentation des fossés était alors dépassé.

Le bâtiment de la machine-à-eau a été restauré au début des années 1990 et accueille depuis différentes activités culturelles. La machinerie a été démontée.

Waux-Hall

Le pavillon principal du Waux-Hall.

Le parc du Waux-Hall fut aménagé au XIXe siècle (1862-1864) à l’initiative de la Société du Waux-Hall créée à cet effet par des membres de la bourgeoisie. Il s’agit donc à l’origine d’un parc privé. Il est situé à l’emplacement du fort dit des Hollandais qui formait un ouvrage avancé de la dernière fortification (1815-1864). Des restes du fort subsistent encore sous le pavillon actuel. Les jardins ont été dessinés par Louis Fuchs et le pavillon central fut construit par l’architecte Joseph Hubert, en style guinguette.

Le noisetier de Byzance remarquable du parc.

Ce vaste parc de 5 ha constitue un des poumons de la ville et servit dès le XIXe siècle d’espace de détente, agrémenté d’étangs, d’allées pittoresques et de grandes pelouses. Divers monuments commémoratifs et sculptures en plein air, dont des œuvres des sculpteurs Grard, Devillez, Hupet, Guilmot et Harvent, y sont placés. Le parc contient également diverses essences d’arbres souvent anciennes.

L’École technique et professionnelle d’horticulture, créée en 1863, s’y est installée sous l’autorité de la Société du Waux-Hall. Elle est devenue communale en 1892 au moment de l’acquisition du Waux-Hall par la ville de Mons, puis passa sous l’autorité de la province du Hainaut en 2006.

C’est au pied du pavillon central que se déroulait chaque année, le mercredi après-midi de la ducasse, le combat du petit Lumeçon dont les acteurs sont des enfants. En 2009 cet événement a été transféré sur la Grand-place.

La Parfaite Union

La Parfaite Union

La loge maçonnique La Parfaite Union est la plus ancienne de Belgiqueet peut-être même du continent. Elle a été fondée en 1721. À cette époque, Mons devint un centre maçonnique important à la suite de la création de plusieurs nouvelles loges (Vraie et parfaite harmonie (1767), À l’Orient de Mons (1783) et la Ligue équitable (1786)).

Après la Révolution française, les réunions eurent lieu en différents endroits, puis un concours fut organisé par La Parfaite Union pour la construction d’un bâtiment définitif. Les plans de l’architecte Hector Puchot furent retenus en 1890. Le style néo-égyptien était alors devenu une référence pour l’architecture maçonnique, et on peut considérer la loge de Mons comme un modèle du genre avec ses nombreux motifs « égyptiens », chapiteaux papyriformes, frise en bouton de lotus, etc.

Carré des Arts

Le Carré des Arts

La caserne Guillaume, rebaptisée caserne Major Sabbe après la Première Guerre mondiale et appelée depuis les années 1990 Carré des Arts, remonte à 1824-1827, à l’époque du Royaume-Uni des Pays-Bas. Elle est l’œuvre de l’architecte Rémi de Puydt (1789-1844). La façade et la toiture du bâtiment ont été classés en 1983 sur avis de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles.

Conservant sa destination militaire jusqu’à la fin des années 1940, le bâtiment a été ensuite utilisé par l’athénée royal Jean d’Avesnes des années 1960 jusqu’au début des années 1990. Depuis la fin des travaux de reconversion menés entre 1993 et 1995, le Carré des Arts accueille l’École supérieure des Arts plastiques et visuels (E.S.A.P.V.) et la télévision régionale Télé Mons Borinage (Télé MB).

 

Fontaine-pilori

Fontaine-pilori

Le Rouge-Puits, au coin des rues de la Coupe et de la Chaussée.

Trois des puits-fontaines qui ornaient autrefois les places de Mons ont subsisté jusqu’à aujourd’hui. C’est le cas de la fontaine-pilori, de style Louis XVI, construite en 1779 en pierre bleue par l’architecte Ouvertus. Elle fut déplacée à plusieurs reprises et se trouve actuellement à la place du Chapitre. Elle fut restaurée en 1930 et vers 1980.

Le Rouge-Puits

Construit par Albert Jamot en 1831, ce puits a été transféré au centre du Marché-aux-Herbes en 1877 et y a servi de fontaine après l’aménagement de la distribution d’eau en ville dans les années 1869-1870. Il a retrouvé son emplacement d’origine à l’intersection des rues de la Coupe et de la Chaussée en 1981107 (début du piétonnier, coté Grand-place). Après avoir été au Marché aux Herbes, la fontaine (non raccordée à la distribution d’eau) a été placée pendant quelques années au Parc, tout au bout de la rue des 4 Fils Aymond.

 

Les Casemates

Les Casemates, place Nervienne.

Les casemates et la boulangerie militaire sont les restes des fortifications datant du royaume des Pays-Bas (1814-1830). La loi votant le démantèlement des fortifications date de 1861. Elles sont situées à proximité de la place Nervienne. Le toit de l’ancienne boulangerie a été transformé en un jardin public et ludique destiné aux enfants, tandis que les casemates accueillent le musée de la Route.

 

 

La Tour valenciennoise

La Tour valenciennoise.

Il s’agit de la dernière trace existante de l’enceinte médiévale qui entourait la ville. Cette construction défensive en moellons de grès de Bray, qui a perdu environ un tiers de sa taille originale, fut érigée aux environs de 1358. Ses murs percés de meurtrières ont une épaisseur allant jusqu’à 4 mètres.

 

La tour a abrité une installation sonore dans le cadre du festival d’art audio-visuel contemporain Citysonics lors de sa réouverture. Un projet d’installation d’une terrasse accessible au public en son sommet a été finalisé en 2009.

 

Les cours de justice

En 1966, le Conseil des Ministres décide la construction de nouveaux bâtiments pour y installer les Cours de Justice: Cour d’Assises, Cour du Travail, Cour d’appel, Tribunal du commerce, … Le choix se porte sur l’emplacement de l’ancien « Hall des expositions ». Le maître d’ouvrage est la Régie des Bâtiments et le bureau d’architectes désigné pour le projet est le Bureau Aura (Jean Barthélemy). La forme triangulaire du terrain a permis de créer des espaces intérieurs, décroissants en hauteur et en largeur, formant une sorte de « cathédrale spatiale » soulignée par un trait lumineux central continu. Sur cet axe majeur, épine dorsale du projet, se créent les espaces de rencontre et de dégagement. Les techniques les plus récentes ont été mises en œuvre en vue d’une gestion économique de l’énergie, en accordant un maximum de confort au personnel et au public tout en assurant la mise en valeur architecturale du bâtiment.

 

Inauguré en mai 2007, l’ensemble de bâtiments présente déjà (janvier 2011) de nombreux problèmes d’infiltration d’eau et de stabilité. C’est ainsi qu’une des portes d’entrée pesant une centaine de kilos est sortie de ses gonds et a failli tomber sur une avocate qui entrait, des fissures apparaissent entre des blocs de béton, des joints de fenêtres laissent passer le vent et l’eau, il pleut dans la salle des pas perdus… L’absence de contrat d’entretien serait la cause de ces problèmes, mineurs au départ mais allant s’aggravant.

 

 

Arts du spectacle

Le théâtre royal.

Mons dispose de deux salles de spectacle principales : le Théâtre royal, de style néo-classique et datant de 1843, et le Théâtre du Manège, inauguré en 2006. Le petit théâtre du Moulin est situé dans le village de Saint-Denis.

La culture musicale montoise se perpétue grâce à l’existence de l’Orchestre royal de chambre de Wallonie qui s’est par exemple produit à Pékin et le Conservatoire royal de Mons. Notons également la facilité d’accessibilité au monde musical grâce à La Médiathèque de la Communauté française de Belgique.

Le septième art est mis en valeur par la présence d’un cinéma du réseau Europa Cinemas nommé Plaza Art et par le grand complexe cinématographique du nom d’Imagix. Chaque année au moment de la Saint-Valentin a lieu à Mons le Festival international du film d’amour. Ce festival créé en 1984 a accueilli quelques célébrités dont Philippe Noiret.

Mons accueille chaque année un des festivals d’art sonore, City Sonic, organisé par l’association Transculture.

Mons, haut-lieu du théâtre au Moyen Âge tardif

Aux XVe et XVIe siècles, la ville fut le lieu d’une vie théâtrale intense, plus intense que dans d’autres villes comme Namur, Huy, Dinant ou même Liège.

Les chanoinesses jouent La Vie et l’Ystoire de madame Sainte-Waudru (1433) ; en juillet 1455, on représente un Mystère de la Passion sur la grand-place, repris en 1457. La Vengeance de Jhesucrist occupe quatre jours en 1458. Le 2 septembre 1459, à nouveau sur la grand-place, le Jeu de Madame sainte Barbe. On signale encore un concours de rhétoriciens en 1469, le Mystère de la Passion de Notre-Seigneur en 1484, la Vye Sainte Catherine en 1487, le Jeu et exemple de Godefroy de Bouillon et le Jeu et exemple du chevalier Yde en 1489, La Vie de saint Georges et la Vie de dame sainte Barbe en 1491. Au cours de la première moitié du siècle suivant, l’activité ne se ralentit pas avec les représentations diverses en 1502, 1506, 1510, 1520-21, 1534, etc.

Gustave Cohen, professeur à la Sorbonne, a publié le livre des Conduites du régisseur et le Compte des dépenses pour le Mystère de la Passion joué à Mons en 1501. C’est le seul texte que l’on ait conservé de cette vie théâtrale intense et c’est même la seule didascalie que nous possédions, selon Cohen, des mystères du Moyen Âge.

Ce théâtre demandait une mobilisation extraordinaire de la population puisque ce mystère-ci exigea la prestation de non moins de 460 acteurs. Lors de la représentation de cette Passion, l’historiographe de Bourgogne, le chroniqueur Jean Molinet, avait été invité avec, comme à l’accoutumée, les villes du Hainaut et du Nord de la France.

 

Artisanat

Mons dispose d’un riche passé dans l’art de l’orfèvrerie. Plusieurs de ces œuvres se retrouvent dans les différents musées et lieux publics de la ville. On y apercevra également des œuvres en porcelaine, mais également de splendides collections de faïencerie locale (XIXe siècle) et de pendules (1795-1815).

Anne Charlotte de Lorraine, abbesse séculière du chapitre de Sainte-Waudru à partir de 1754, favorisa le développement de la dentelle locale. En 1773, on trouvait plus de 1 000 dentellières dans la ville. Bien que cette industrie ait maintenant totalement disparu, il est possible de découvrir quelques réalisations anciennes dans la collégiale Sainte-Waudru.

Le BAM (Beaux-Arts Mons)

Musées

Mons possède plusieurs musées d’importance. Le BAM (Beaux-Arts Mons), rénové de 2005 à 2007, accueille des collections permanentes d’œuvres (peintures, gravures, sculptures et dessins) des XIXe et XXe siècles. Les artistes représentés sont originaires de Mons et plus généralement du Hainaut (Anto Carte et le Groupe Nervia ;Georges-Émile Lebacq; Armand Simon, membre du groupe Rupture), mais aussi d’autres artistes belges et internationaux : André Lanskoy, Enrico Baj, Gianni Bertini, Gaston Chaissac, Valerio Adami et Peter Klasen entre autres. Les enfants sont par ailleurs sensibilisés sur différents thèmes culturels au Musée de l’Amusette.

Musée des Arts décoratifs François Duesberg

Le Musée des Arts décoratifs François Duesberg possède plusieurs collections prestigieuses dont une collection de pendules de la période 1795-1815 et tout un ensemble d’objets décoratifs de qualité (orfèvrerie, faïence, porcelaine…). D’autres musées présentent plutôt des objets en rapport avec la ville comme le Musée du Folklore et de la Vie montoise – Maison Jean Lescarts qui expose des objets relatifs à la vie quotidienne montoise et en particulier des objets concernant la Ducasse de Mons et le Musée Chanoine Puissant qui expose quant à lui des objets des collections offertes à la ville par le chanoine Edmond Puissant.

L’histoire militaire est mise en valeur dans le Musée d’Histoire militaire de Mons qui présente trois collections couvrant la période 1830 à 1945, tandis que le Musée de la Route de Mons présente tout une série d’engins utilisés dans la construction et l’entretien des routes.

Le Musée d’histoire naturelle de Mons propose des collections relatives à la flore et à la faune du monde entier. Le Musée Espace Terre et Matériaux, tout comme le Jardin géologique d’Obourg, présentent des collections de fossiles et de minéraux tout en expliquant également leurs influences dans l’économie locale.

L’histoire religieuse est exposée dans différents lieux de cultes comme dans la collégiale Sainte-Waudru, la Chapelle du Bélian, la chapelle Saint-Calixte et le Musée Saint-Rémy.

Finalement, il existe différents lieux prévus pour l’organisation d’évènements temporaires comme les Abattoirs de Mons, la Maison Folie, la salle Saint-Georges ou bien encore le Mundaneum.

 

Maison Jean Lescart

 

Le musée Chanoine Puissant

 

L’ancien mont-de-piété

 

Les anciens abattoirs

 

 

Archives

Les archives de la Ville de Mons sont situées à l’avenue de l’Université et conservent la majorité des archives du XIXe et du XXe siècle. Les fonds anciens sont déjà conservés aux Archives de l’État. Les locaux conservent aussi les archives des anciennes sections qui forment actuellement la commune de Mons. Une bibliothèque administrative, un fonds d’affiches et de photographies contemporaines sont aussi présents. La majorité des documents sont consultables dans la limite du caractère privé de certaines données.

 

Les Archives de l’État disposent à Mons d’un dépôt où sont stockés plus de 25 km d’archives du territoire des arrondissements judiciaires de Mons et de Charleroi. On y trouve ainsi les archives de la Trésorerie des comtes de Hainaut, etc. Ces archives sont consultables par le public en salle de lecture, dans la limite du caractère privé de certaines données.

 

Folklore

La ducasse

 

Article détaillé : Ducasse de Mons.

L’année folklorique montoise débute au printemps avec la ducasse de Messines qui a lieu tous les ans le dimanche le plus proche du 25 mars. Cet évènement festif propose un grand marché aux fleurs pour célébrer le retour du printemps.

 

L’apogée folklorique montoise se nomme Ducasse de Mons (populairement appelée le Doudou). Les festivités ont lieu le dimanche de la Trinité et sont déjà précédées d’activités le vendredi et le samedi soir avec notamment un concert gratuit sur la Grand-Place et se prolonge jusqu’au mercredi suivant, avec le feu d’artifice le mardi soir et le dimanche; jour où se déroule à nouveau le combat mais cette fois ce sont les enfants qui sont acteurs et qui constituent le public.

 

À la fin du mois de juin et pour fêter le début de l’été, grâce à un comité formé pour la circonstance la ville s’embrase avec la fête de la Saint Jean. Mons voit également en août un rassemblement (Tanks in town) d’engins militaires de la seconde guerre mondiale.

Durant l’automne, Mons accueille une grande fête foraine (foire de Mons). Elle se déroule de novembre à décembre.

L’année festive se termine en décembre par des illuminations et surtout par son marché de Noël sur la Grand-Place qui accueille patinoire, chalets en bois et sapin de Noël géant.

 

Atouts et perspectives

Pour atteindre ses ambitions dans les domaines de la culture et du tourisme, la ville met en valeur son patrimoine culturel. En 2015, Mons sera nommée capitale européenne de la culture.

Indépendamment du sien propre, la ville, l’une des quatre les plus importantes du Sillon Sambre-et-Meuse, est au centre d’un espace marqué par des sites exceptionnels comme les minières néolithiques de silex de Spiennes (sur le territoire de Mons). Liés à cette activité industrielle, on notera les ascenseurs à bateaux du Canal du Centre reconnus comme patrimoine mondial par l’UNESCO, le PASS (parc de découverte scientifique) à Frameries, l’ancien complexe industriel du Grand-Hornu, transformé en musée d’art contemporain, dont il n’existe qu’un seul équivalent à l’étranger (en France). Le Fonds Structurel Européen aide à la mise sur pied de ces initiatives.

En tant que ville de la Grande Région, Mons participe au programme de l’Année européenne de la Capitale de la Culture 2007. Elle sera capitale européenne de la culture en 2015 (Mons 2015) après avoir été désignée capitale culturelle wallonne en 2002.

Il faut dire aussi un mot du Musée international du Carnaval et du Masque à Binche, dont le carnaval est reconnu comme Chef-d’Œuvre du Patrimoine oral et immatériel de l’Humanité. Mons est située également à proximité du parc animalier Paradisio, des remarquables châteaux du Hainaut comme ceux de Belœil, Seneffe et d’Attre, de l’abbaye de Bonne-Espérance, elle-même considérée comme patrimoine exceptionnel par la Région wallonne.

Mons est la ville natale de Fernand Dumont : elle a consacré plusieurs expositions aux surréalistes belges et wallons, notamment du Hainaut, groupe auquel peuvent se joindre à certains égards des gens comme le Borain Constant Malva et l’écrivain Achille Chavée, originaire de la La Louvière, ville par excellence du surréalisme hennuyer, où sera fondé avec les écrivains montois ou borains cités le groupe Rupture. À propos de Mons qu’il qualifiait de « banquise intellectuelle », Fernand Dumont écrivit : « Il faut avoir vécu en province et particulièrement dans une ville où la bourgeoisie a des prétentions intellectuelles pour mesurer le néant de celles-ci ».

Mons est l’une des rares villes du pays à avoir son propre journal satirique avec El Batia moûrt soû (traduction/adaptation wallonne et picarde du Bateau ivre de Rimbaud), qu’anime notamment le peintre Serge Poliart.

 

Tourisme

 

Le Grand-Large

Le port de plaisance.

 

Le port de plaisance vu de la capitainerie.

Mons dispose d’un port de plaisance au Grand-Large, équipé de 157 anneaux et d’une capitainerie moderne opérationnelle 7 jours sur 7 de 9 heures à 18 heures 30. Le Royal Club Nautique Mons-Borinage (RCNMB) y organise ses activités. On peut y suivre des cours de navigation et y obtenir les brevets nécessaires à la navigation sur les cours d’eau belges. Le Grand-Large est une extension du canal Nimy-Blaton-Péronnes qu’il relie au canal du Centre, à proximité de l’autoroute E19 reliant Bruxelles à Paris.

Montois célèbres:

  • Sainte Waudru (?-688), fondatrice de la ville de Mons
  • Jean d’Avesnes (1250?-1304), comte de Hainaut
  • Jacques de Guyse (1334-1399), annaliste
  • Gilles Binchois (ca 1400-1460), compositeur
  • Jean Provost (ca 1465-1529), peintre
  • Jacques Du Brœucq (1505?-1584), sculpteur et architecte
  • Guy de Brès (1522-1567), théologien calviniste
  • Nicolas Neufchatel (1527-1590), peintre
  • Roland de Lassus (1532-1594), musicien et compositeur
  • Jean Yeuwain (ca. 1566-ca. 1626), traducteur de Sénèque
  • Charles Malapert (1581-1630), jésuite, poète et astronome
  • Gaspar de Verlit (1622-1682), compositeur
  • Jean-Bonnaventure Thierry de Gages (1682-1753), militaire, vice-roi de Navarre
  • Nicolas Éloy (1714-1788), médecin
  • Jacques-Joachim de Soignies (1720-1783), peintre
  • Caroline d’Albany (1752-1824), chanoinesse de Sainte-Waudru
  • Louis Joseph Lahure (1767-1853), général d’Empire
  • François-Joseph Fétis (1784-1871), compositeur, critique musical
  • Alexandre Gendebien (1789-1869), homme politique
  • Ignace Louis Duvivier (1777-1853), général d’Empire, inspecteur général de la cavalerie sous Léopold Ier de Belgique
  • Édouard Duval de Beaulieu de Blaregnies (1789-1873), militaire
  • Frédéric de Reiffenberg (1795-1850), écrivain
  • Renier Chalon (1802-1889), numismate et bibliographe.
  • Victor Delecourt (1806-1853), juriste et linguiste
  • Étienne Omer Wauquière (1808-1869) peintre
  • Paul-Émile de Puydt (1810-1888), botaniste, économiste et écrivain
  • Charles François Sury (1814-1865), architecte
  • Charles Périn (1815-1905), avocat et économiste
  • Antoine Clesse (1816-1889), poète et chansonnier
  • Hippolyte Visart de Bocarmé (1818-1851), vicomte guillotiné à Mons
  • Jean-Charles Houzeau de Lehaie (1820-1888), homme de sciences et journaliste
  • Juliette de Robersart (1824-1900), écrivain
  • Auguste Houzeau de Lehaie (1832-1922), professeur, économiste, géologue, homme politique
  • Louis Hardenpont (1841-1921), homme politique
  • Désiré Prys (1852-1932), musicien
  • Edmond Puissant (1860-1934), chanoine, archéologue et collectionneur
  • Émile Motte (1860 – 1931), artiste peintre belge, directeur de l’Académie de Mons
  • Léon Rom (1861-1924) Officier de l’État indépendant du Congo
  • Jules Cornet (1865-1929), géologue
  • Jean Houzeau de Lehaie (1867-1959), naturaliste, botaniste et journaliste
  • George Garnir (1868-1939), écrivain, fondateur du Pourquoi-pas ?
  • Marguerite Putsage (1868-1946), peintre
  • Ferdinand Wattergniaux (1873-1931), homme politique
  • Georges-Émile Lebacq (1876-1950), peintre
  • Pol Stievenart (1877-1960), aquarelliste
  • Anto Carte (1886-1956), artiste peintre
  • Charles Plisnier (1896-1952), avocat, écrivain et militant wallon
  • Marcel Gillis (1897-1972), artiste peintre, chansonnier, poète
  • Fernand Dumont (1906-1945), écrivain surréaliste
  • Marguerite Bervoets (1914-1944), résistante durant la Seconde Guerre mondiale
  • Édouard Hambye, (1916-1990), historien
  • Marcel Lefrancq (1916-1974), photographe surréaliste
  • Charles Bertin (1919-2002), écrivain
  • Paul Cuvelier (1923-1978), peintre, bédéiste
  • René Harvent (1925-2004), sculpteur
  • Jacques Calonne (1930-), artiste et compositeur
  • Jean-Marie Buchet (1938-), cinéaste
  • Salvatore Adamo (1943-), chanteur
  • Elio Di Rupo (1951-), homme politique
  • Gabriel Lefebvre (1951-), illustrateur
  • René Sterne (1952-2006), bédéiste
  • Ptiluc (1956-), bédéiste
  • Vincent Rousseau (1962-), coureur de fond
  • François Pirette (1963-), humoriste
  • Patric Jean (1968-), cinéaste
  • Frédéric Herpoel (1974-), footballeur
  • Danny Dulieu (1980-), photographe
  • Rose Berryl (1982-), écrivaine
  • Diel (1954-), bédéiste
  • Baloo (Auteur de bande dessinée) (1963-), bédéiste
  • Eco (auteur de bande dessinée) (1969-), bédéiste

 

Jumelages

Mons est jumelée avec :

 

  •  Vannes (France) depuis 1952.
  •  Briare (France) depuis 1962. Le jumelage associe à l’origine Briare avec Jemappes : il fait suite à la création de la CEE.
  •  Thoissey (France) depuis 1963. Le jumelage entre Thoissey et Obourg est né de l’amitié entre un adjoint au maire de Thoissey, M. Berlioz, et le président du cercle les « Troubadours » d’Obourg, M. Lusuky.
  •  Sefton (Royaume-Uni) depuis 1964. Le jumelage associait à l’origine Bootle, devenu Sefton à la suite d’un regroupement de comtés et de districts urbains en 1974, avec Mons.
  •  Changsha (Chine) depuis 1998
  •  Little Rock (États-Unis) depuis 1999. Wesley Clark, commandant en chef du SHAPE entre 1997 et 2001 et citoyen de Little Rock, est à l’origine de cette association : il souhaitait ainsi remercier Mons pour l’accueil de ses compatriotes.

 

Photos de Mons.

Cartes Postales de Mons.